* Internet
« Et si
l'augmentation des dépenses de santé était une
bonne nouvelle ? », Jacques DELPLA, économiste www.telos-eu.com
Les dépenses de santé représentent aujourd'hui
l'équivalent de 10% du budget des ménages. La part de ces
dépenses a augmenté continûment dans le PIB de la
France, de 3,8 % en 1960 à 10,5% en 2005. En même temps de
1960 à aujourd'hui, l'espérance de vie à la
naissance est passée de 70 à 81 ans. Dans les
années à venir les dépenses de santé
devraient absorber une grande part des gains annuels de croissance
économique, qui vont s'accompagner des gains en années
d'espérance de vie. Quel est le choix à faire : rationner
les dépenses de santé au risque d'empêcher la
population de bénéficier des progrès de la
médecine, ou envisager des financements non publics pour une
partie croissante de la santé ? »
D'après l'auteur : « sachant que les Français,
comme les autres Européens refusent à bon droit un
système purement libéral d'assurances maladie
privées volontaires, source d'inégalités de la
vie, notamment pour les plus fragiles, les deux solutions possibles
seraient soit libérale et contrôlée, à la
suisse, soit plus centralisée, à la Française,
mais réformée, avec la présence d'un comité
de politique de la santé, indépendant et composé
de scientifiques et de politiques, ayant la charge de la
gouvernance de l'assurance maladie.
(Commentaires Bahmane MOHEB, Annecy)
* JAGS 2007 ;55
:175-81.
Improving vision to
prevent falls in frail older people : a randomized trial RG Cumming
& al. (Sydney).
Ou comment démontrer
l'intérêt d'améliorer la vision des personnes
âgées fragiles pour réduire le risque de chutes.
Problème simple lié au paradigme de l'amélioration
des risques quand on corrige les facteurs de risque. Facile à
concevoir, mais pas évident à démontrer. Pourtant
les auteurs étudient une cohorte prospective de 616 sujets de
plus de 70 ans (moyenne d'âge 81 ans) répartis en deux
groupes égaux. L'un bénéficie de conseils et de
soins permettant d'améliorer la vue. L'autre sert de
témoin. Les résultats sont surprenants et
démontrent une différence très significative :
dans le groupe traité 758 (65%) chutes et 31 fractures et dans
le groupe témoin 516 (50%) chutes et 18 fractures. Les
commentaires s'imposent avec les auteurs. Ces résultats peuvent
être liés à un biais de malchance. La série
est grande et ceci est improbable même si les auteurs
reconnaissent que le groupe témoin était un peu plus
fragile et qu'il déambulait un peu moins, étant ainsi un
peu moins exposé aux chutes. La question du changement de
lunettes est sans doute plus marquante, et on sait que le changement
d'habitudes de vue peut générer un risque de
défaut d'appréciation des distances. Cela est connu et la
fréquence des chutes est du reste plus importante dans les
semaines qui suivent le changement de lunettes. Les verres bi ou
multifocaux sont probablement aussi en cause dans la mesure où
ils impliquent le besoin d'une certaine adaptation. La «
contamination » du groupe témoin dont les membres ont sans
doute voulu bénéficier des acquis thérapeutiques
n'est pas en cause dans la mesure où elle aurait minimisé
les différences. Un bénéfice net de l'intervention
de la cataracte est retrouvé après le soin du premier
oeil, mais pas du second à être opéré. Cela
est également connu. Enfin, par analogie, on a
déjà observé un surcroît de chutes chez des
patients qui bénéficiaient d'une
rééducation à la marche, en corrélant ce
constat à une prise de risque majorée, ce qui est
vraisemblable ici. En somme si la correction des troubles de la vision
aggrave le risque de chute, nous aurions sans doute tort d'en rester
là. Peut être faut-il demander aux ophtalmos ou opticiens
de ne pas prescrire d'emblée la dose totale de correction mais
de préconiser une correction progressive. Comme pour les
médicaments actifs... (Commentaires
Alain FRANCO)
Thèse
Thèse d'exercice de Pharmacie présentée le 23
avril 2007 par Claire HUSTACHE-FOSTER
Titre : « Analyse des prescriptions
d'Inhibiteurs de la pompe à Proton chez les personnes
âgées en milieu hospitalier.»
Objectif : prévalence de la prescription et motifs de
prescription des IPP chez les personnes âgées en milieu
hospitalier.
Méthode : prise en compte des indications curatives et
prophylactiques mettant en exergue l'absence de recommandations claires
concernant les ttt prophylactiques. L'étude est une
enquête un jour donné sur les prescriptions d'IPP dans une
population âgée de plus de 65 ans hospitalisée au
CHU de Grenoble (24 service inclus)
Résultats : 436 patients représentant près des 2/3
des patients hospitalisés avaient plus de 65 ans ; 35.3%
étaient traitées par un IPP. En analyse
multivariée les facteurs associés à la
prescription étaient la prescription concomitante d'un
antiagrégant faible dose, d'un anticoagulant, d'un AINS, de
corticoïdes, d'antécédent d'ulcère
gastroduodénal ou d'insuffisance cardiaque.
Conclusion : L'auteure conclut à la nécessité
d'établir des recommandations.
Commentaire : Belle revue de bibliographie sur la problématique
de la prescription des Inhibiteurs de la pompe à Proton ainsi
que des effets indésirables potentiels tant dans leur
utilisation sur de courtes durées que sur des durées
prolongées. La conclusion est d'autant plus vraie que le plus
grand nombre de prescriptions porte sur des traitements prophylactiques
qui sont discutés ou très discutés dans la
littérature, et faisant fi des effets secondaires potentiels de
ces IPP. (Commentaire Gaëtan
GAVAZZI)
FMC-EPP
Le poumon du
sujet âgé, Paris, Cité internationale
Universitaire, le 28 avril 2007 (oui, samedi...).
Très
beau séminaire de formation médicale continue,
organisé par Pneumologie-Développement pour le compte de
la Société de Pneumologie de Langue Française et
de la Fédération Française de Pneumologie, en lien
avec l'organisme des gériatres en charge de la FMC, le
Collège Professionnel des Gériatres Français.
Cette collaboration initiée par Geneviève RUAULT,
Déléguée Générale du CPGF et de la
SFGG s'inscrit dans la dynamique de l'intergroupe
pneumo-gériatrique entre SPLF et SFGG. Si le public était
essentiellement pneumologique, les gériatres présents
n'ont pas démérité, et notamment Pascal COUTURIER,
Chantal FERRON, très persuasive sur l'évaluation
gérontologique en dix points, Marc VERNY, Benoît de
WAZIERES très bon sur les pneumopathies infectieuses du malade
âgé. En tant que participant j'ai apprécié
deux ateliers : le poumon des troubles de la déglutition avec
Philippe FRAISSE (Strasbourg), Chantal FERRON (Saint-Etienne) et
l'excellent Michel GUATTERIE (Kiné au CHU de Bordeaux) ;
évaluation fonctionnelle respiratoire du sujet âgé
avec Elizabeth ORVOEN-FRIJA (Paris) et Hervé GUENARD (Bordeaux),
grand expert qui avec sa modestie scientifique a montré que 25%
des cas de dyspnée des âgés n'ont pas d'autre
origine que la perte de l'élasticité thoracique, le
syndrome de limitation à l'expiration par fermeture des petites
bronches et la perte de 90% du patrimoine des capillaires pulmonaires !
Et avec ça bien organisé, avec la distribution
anticipée du numéro spécial Formation de la Revue
des Maladies Respiratoires dédié au séminaire. (Commentaires Alain FRANCO)
Espace
Ethique Alzheimer
CMRR Grenoble et Arc Alpin ; N° : 38 du
17 avril 2007
La réunion est consacrée
à la poursuite de l'étude du questionnaire «
Initiative Alzheimer éthique & société
2007» proposé par l'Espace Ethique AP-HP (www.espace-ethique.org/).
Après
un rappel des conclusions retenues lors de l'étude des points 1
et 2 du questionnaire (réunion du 05-03-07), sont
abordées les questions se rapportant aux points 3-4-5-6 :
3- « A quelle mise en cause de nos valeurs éthiques
peuvent être confrontés les personnes affectées par
la maladie d'Alzheimer ».
4- « A quelle mise en cause de nos valeurs éthiques
peuvent être confrontés les proches des personnes
affectées par la maladie d'Alzheimer ».
5- « A quelle mise en cause de nos valeurs éthiques
peuvent être confrontés les intervenants professionnels
auprès de personnes atteintes par la maladie d'Alzheimer ».
6- « A quelle mise en cause de nos valeurs éthiques
peuvent être confrontés les intervenants
bénévoles auprès des personnes atteintes par la
maladie d'Alzheimer ».
Beaucoup
d'échanges sur l'interprétation des questions
posées et sur la façon d'y répondre, de sorte que
nous n'avons pas encore établi de réponses
définitives.
Le résumé détaillé réalisé
par le Dr Daniel GRUNWALD sera remis aux participants lors de la
prochaine réunion. Il nous permettra de finaliser cette partie
du questionnaire.
Prochaine réunion : salle Michel Frossard, E. Chatin, CHU
de Grenoble Mardi 29 mai 2007 à 16H15 (Compte Rendu : C. Montani, M. Molines)
Documentation
gériatrique E Halvick
Quatre
Lettres intéressantes
- La Lettre mensuelle de l'Année Gérontologique.
Gériatrie et gérontologie : recherche et pratique
clinique.
Serdi Edition. 320, Rue Saint-Honoré, 75001 Paris. Tél :
05 61 75 79 12 - Fax : 05 61 75 11 28. Site : www.serdi-fr.com. Mail : serdi@serdi-fr.com
- La Lettre de Successfull Aging Edition. L'essentiel de l'information
sur la gestion durable du capital santé. http://www.saging.com/
- Alzheimer Actualités. Lettre d'information sur les
désordres cognitifs liés à l'âge.
Bimestrielle. Dir Y. CHRISTEN. Fondation Ipsen, 24 rue Erlanger 75016
Paris Cedex 16.
- La Lettre de l'Observatoire des dispositifs de prise en charge et
d'accompagnement de la maladie d'Alzheimer. Fondation Méderic
Alzheimer.
Abonnement gratuit. En ligne au format PDF sur le site de la Fondation
: http://www.fondation-mederic-alzheimer.org/page0.php?c=1&selection=197&lang=1
Infos
publications E Halvick
* « L'allocation
personnalisée d'autonomie au 31 décembre 2006 ».
Etudes et Résultats n° 569, avril 2007, Drees, 4 p. En ligne
: www.sante.gouv.fr/drees/etude-resultat/er569/er569.pdf)
* « Les
retraites en Europe » au sommaire de Retraite et
Société n° 50, Janv 2007. Commande en ligne : http://www.ladocumentationfrancaise.fr/catalogue/3303333500009/index.shtml
Voir également la rubrique Retraite et Société sur
le site de la Cnav http://www.cnav.fr
Infos
Congrès E Halvick
* Congrès de la SOFMER
(Société Française de Médecine Physique et
de Réadaptation). Journée d'interface INSERM/SOFMER/IFR25
sur le thème « Environnements réels et virtuels :
de nouvelles interfaces pour la personne handicapée » le 4
octobre 2007 de 8h30 à 18h, Palais du grand large, Saint Malo.
Soumission des résumés jusqu'au 30 avril 2007, uniquement
sur le site : www.technimediaservices.fr/sofmer2007
jusqu'au 30 avril 2007
* 4ème
Colloque Alpin de Soins Palliatifs, 28-29 mars 2008, Palais des
Congrès de Megève, Haute Savoie. Soumissions des
résumés jusqu'au 15 septembre 2007, uniquement sur le
site : http://colloquealpin2008.communications-sante.com
Rappel
*
GérontoExpo Handicap, 22-24 mai 2007, Paris Expo, Porte de
Versailles. <http://www.hopitalexpo.com/gerontexpo>
* 5ème Congrès national sur les Unités
spécifiques de Soins Alzheimer, 22-23 juin 2007. Journée
thématique de la SFGG. Paris, Hôtel Méridien
Montparnasse. Date limite de réception des communications : 1er
mai 2007. Résumés à l'adresse suivante : geriatrie.secuniv@chu-toulouse.fr. Renseignements,
programme, inscription : www.uspalz.com
* 3rd
Symposium of the EUGMS (European Union Geriatric Medicine Society) :
« Infections in Older People », 28-29
Septembre 2007, Frankfort, Allemagne. Date limite des soumissions des
résumés : 15 juin 2007. Informations : http://www.eugms.org. Contact : eugms@gms.de
CHU Grenoble
* Jeudi 10 mai 2007 de 8h à 9h,
Colloque Médical du Jeudi, salle Gilbert Faure, sur le
thème : « Améliorer le Bien vieillir. Mise au point
du gériatre et du médecin du sport ». Anne
FAVRE-JUVIN, Catherine BIOTEAU, Michel GUINOT.
* Lundi 14 mai
2007 de 17h30 à 19h00 à la bibliothèque de l'EFSN
(côté chartreuse 4ème étage L),
réunion « Les muscles respiratoires à l'exercice,
leur fatigue, leur entraînement spécifique, et l'impact
sur la performance : du sujet sain, sportif ou sédentaire, au
patient ». Samuel VERGES Chercheur Invité - Dr B.WUYAM
Unité Recherche Clinique Exercice.
Visio
Grenoble,
Annecy
Catherine BIOTEAU, Philippe CROZE, Alain
FRANCO, Gaëtan GAVAZZI, Elizabeth HALVICK, Armelle MEMIN,
Bahman MOHEB (Annecy), Kamel OUZAID, Mélanie TADJ, Nabil
ZERHOUNI.