PETIT
BULLETIN du Gériatre et du Gérontologue
13ème
année
n° 26 - 20
août
2007
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Département
de Médecine Gériatrique et Communautaire
Fédération
de Gériatrie du CHU
de Grenoble
CMRR Grenoble Arc
Alpin
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Edito
L'été
avance et le moins que l'on puisse dire c'est que jusqu'à
présent nous avons évité la canicule...
En lecteur assidu Matthieu DEBRAY nous confie son commentaire
très intéressant et parfois « osé »
suite au fameux article récent du Lancet Neuro. Enfin
l'excellent commentaire de la revue de Charazac ne laissera pas
indifférents les alzheimerologues... [AF]
Articles
*
La Revue de Gériatrie 2007 ; 32/6 : 431-437
Mise en place d'une
consultation de l'aptitude physique du senior au Pôle de
Gériatrie du CHRU de Strasbourg, T Vogel, PH Bréchat
Cet article présente la consultation de l'aptitude physique du
senior mise en place à Strasbourg: le recrutement initial a lieu
via les adhérents d'une mutuelle (MGEN, MSA, REUNICA); elle
concerne les seniors de 60ans et plus sans contre-indication à
la réalisation d'un programme de reconditionnement physique. La
première étape permet une évaluation
gériatrique standardisée et un test d'effort maximal
ainsi qu'un test d'endurance à charge alternée. Une
échocardiographie y est associée systématiquement,
ce qui peut être discuté. Ce bilan permet de
déterminer les paramètres physiologiques de la personne
à réentrainer. Ensuite est réalisé un
programme d'entraînement personnalisé. Puis dans un
troisième temps, est proposé un relais par un
réseau associatif pour maintenir le gain obtenu. Les
résultats obtenus sur les 11 premiers patients analysés
sont positifs avec gain de consommation maximale aérobie des
seuils ventilatoires. Nous attendons la suite des résultats avec
interêt. Un des questionnements est la valeur peu
élevée de la lactatémie en fin d'effort qui peut
poser la question d'un métabolisme différent chez le
senior? L'idée de consultation de prévention en
gériatrie est séduisante avec la mise en place là
comme ailleurs d'un relais par des partenaires pouvant
éventuellement créer un biais de recrutement en cas de
considérations épidémiologiques ? Mais globalement
très bon travail. (Commentaires
Catherine BIOTEAU)
* J Am Geriatr Soc
55:518-525, 2007
Influence of
Comorbid Conditions on Long-Term Mortality After Pneumonia in Older
People, Yende & al.
Etude réalisée à partir de la cohorte Health ABC
(>3000 sujets de 70-79 ans, fonctionnellement indépendants);
résultats d'un suivi longitudinal de 5 ans dont l'objectif a
été d'étudier la mortalité
conséquente à une hospitalisation pour pneumonie
Comparativement à une population jamais hospitalisée, les
patients hospitalisés pour pneumonie ont plus de
comorbidités (IC, IRC, Diabète, Déficit cognitif,
fumeur, Statut fonctionnel moins bon et VEMS diminuée).
Surmortalité à 5.2 ans (>38% versus 4.6% chez les
jamais hospitalisés ; adj OR 7.8 CI=4.2-14-4). La
mortalité à 1 et 5 ans était respectivement 3.5 et
5.6 fois supérieure aux autres patients hospitalisés
toute cause confondues et indépendamment des autres
comorbidités. Cependant la mortalité après une
hospitalisation pour cancer est supérieure. Apres avoir
éliminé les patients ré-hospitalisés les
auteurs ne retrouvent pas d'association PAC et surmortalité
après un an (adj OR 2.1 CI 0.7-6.1). Cette association est par
contre conservée pour les cancers, fractures et AVC.
L'étude a des limites. Il s'agit d'une étude post hoc et
il manque certains facteurs confondant de l (statu nutritionnel, statut
fonctionnel évalué mais avec un score plus rarement
utilisé); elle ne concerne que la population âgée
sans atteinte fonctionnelle, les patients ayant des comorbidités
au stade sévère étant exclus de l'étude, et
on ne sait pas si sont exclus des individus ayant une pathologie
devenant sévère au cours des 5 ans de suivi. Enfin, les
auteurs ne donnent pas de données sur l'évolution
fonctionnelle des sujets.
Au total cependant, une étude intéressante mettant en
exergue l'importance de l'évènement pneumonie
communautaire dans l'histoire d'un malade âgé. S'agit-il
d'un marqueur indirect de fragilité ou la pneumonie induit-elle
une fragilité secondaire ? Affaire à suivre. (Commentaire Gaëtan GAVAZZI)
* Lancet Neurol
2007;6:734-46. Published Online July 9, 2007
DOI:10.1016/S1474-4422(07)70178-3
Research criteria for the diagnosis of Alzheimer's disease: revising
the NINCDS-ADRDA criteria. Bruno Dubois*, Howard H Feldman*, Claudia
Jacova, Steven T DeKosky, Pascale Barberger-Gateau, Jeff rey Cummings,
André Delacourte, Douglas Galasko, Serge Gauthier, Gregory
Jicha, Kenichi Meguro, John O'Brien, Florence Pasquier, Philippe
Robert, Martin Rossor, Steven Salloway, Yaakov Stern, Pieter J Visser,
Philip Scheltens
Article publié en ligne le 9 juillet 2007 et qui a
déjà donné lieu à de nombreux commentaires.
Un groupe d'expert sollicité par les Prs Dubois et
Scheltens, met en avant l'insuffisance des critères diagnostics
actuels de la maladie d'Alzheimer notamment pour réaliser un
diagnostic précoce au stade pré-démentiel de la
maladie. Ils proposent, arguments à l'appui, de nouveaux
critères diagnostiques de maladie d'Alzheimer basés sur :
1/ des critères de base :
-Déficit initial, précoce de la mémoire
épisodique incluant :
*Altération progressive de la mémoire rapportée
par le patient ou ses proches depuis plus de 6 mois
*Trouble objectif de la mémoire épisodique sur des tests
de rappels indicés (le test de Grober et Buschke est cité)
*Déficit de mémoire épisodique peut-être
isolé ou associé à d'autres altérations
cognitives au début de la maladie ou au cours de son
évolution
2/ des arguments « positifs » :
*Présence d'une atrophie du lobe temporal : perte de volume
hippocampique, cortex enthorhinal, amygdale : IRM avec mesure
volumétrique qualitative ou quantitative
*Anomalie des marqueurs du LCR : concentration abaissée de
amyloid Bêta-42 ; augmentation de la protéine tau ou de la
protéine tau phosphorylée ou combinaison des 3 anomalies
*Profil spécifique en neuroimagerie par PET
*Mutation autosomale dominante (Alzheimer ) dans la famille
immédiate
3/ des critères d'exclusion :
*Anamnèse : début brutal, survenue précoce de
troubles de l'équilibre d'épilepsie de modifications
comportementales.
*Anomalies cliniques : signes neurologiques focaux, déficit
neuro-sensoriel , déficit champ visuel, sd parkinsonien
*présence d'une autre pathologie assez sévère pour
expliquer les troubles : démence non alzheimer,
dépression majeure, maladie cérébrovasculaire,
anomalies métaboliques ou toxiques, IRM (FLAIR, T2) compatible
avec une atteinte infectieuse ou vasculaire (lobes temporaux)
4/des critères d'Alzheimer confirmé
*association des critères cliniques et histopathologiques
(autopsie ou biopsie cérébrale)
* ou bien clinique + preuve génétique (mutation
chromosome 1,14 ou 21)
Le concept de troubles cognitifs légers (MCI) est par ailleurs
critiqué car il ne prédit pas bien l'évolution
vers la maladie d'Alzheimer.
Bien que le titre de l'article parle du diagnostic de la maladie
d'Alzheimer, cette démarche vise bien à définir la
maladie au stade prédémentiel. L'objectif semble
clairement cibler des patients (non malades ?) en vue d' essais
thérapeutiques en amont de la maladie déclarée.
Cette démarche de recherche thérapeutique est l'inverse
de la démarche suivie en cancérologie où les
nouveaux produits de chimiothérapie sont « testés
» chez les patients aux stades très avancés,
métastatiques de la maladie après les traitements plus
conventionnels. En cas d'efficacité, on les utilise de
façon de plus en plus précoce dans la maladie
jusqu'à les inclure dans des traitements adjuvants.
L'alzheimerologie prend le pari d'agir en amont, avant la maladie, et
semble juger impossible la régression ou la stabilisation des
troubles lorsque la maladie est déclarée. Outre l'attente
impatiente d'une validation de ces critères diagnostiques,
beaucoup de questions éthiques se font déjà jour. (Commentaires Matthieu DEBRAY , Annecy
23/07/2007)
Livre
* Grenoble Carrefour des sciences et de
l'industrie, Michel SOUTIF, Le Dauphiné ed., Grenoble, 2005, 51
pp. 6,00 EUR
Voila deux ans qu'il m'avait
échappé. Un petit opuscule dont la lecture est
passionnante et qui résume très bien l'émergence
de l'activité scientifique à Grenoble. Il faut dire que
l'auteur est éminent. Michel SOUTIF, ancien prof de physique de
l'Université Joseph Fourier, a présidé cette
Université qui comprend parmi ses 14 facultés, la
physique et la médecine. Sa vision stratégique a permis
à notre région d'établir avec la Chine moderne des
relations scientifiques de premier plan, et nul n'était mieux
placé que lui pour sélectionner les quelques grandes
figures historiques, politiques, administratives, académiques et
industrielles, qui ont créé le pôle scientifique
grenoblois de Barnave à Benabid. Cette aventure se lit comme une
belle histoire. Il y manque peut-être pour la médecine la
création de l'Université en 1339, et l'émergence
européenne à Grenoble de la gérontologie
médico-sociale dans les années 1960 avec Michel PHILIBERT
et Robert HUGONOT. Dans la prochaine édition, peut-être...
A lire, à posséder, et à donner en cadeau. (Commentaire Alain FRANCO)
Réaction
Objet: Re: un pbgg d'été
avant la pause
Merci de votre PBGG que je lis chaque semaine avec grand
intérêt. A propos du dernier article commenté
(présence du médecin aux funérailles de son
patient), je voudrais vous faire part de mes réflexions. Je ne
participe pas aux obsèques des patients, mais par contre
j'envoie toujours un petit mot à la famille au nom de toute
l'équipe. Ce petit geste est toujours très
apprécié par les familles et je trouve que c'est un
dernier témoignage pour clore notre prise en charge.
Très sincèrement.
Martine Iehl Robert
Infos cours, stages
E Halvick
*
4 et 5 septembre 2007, Stage « Analyse des pratiques de
l'animation en gériatrie », Paris, 9H30-17H00. Stage
proposé par l'ANFG (Association Nationale de Formation en
Gérontologie). Destiné aux responsables Animation dans
les Institutions de gériatrie. 813 EUR. Contact : Jacques
HEURTIER. Inscriptions par mail : anfg@wanadoo.fr
* 3 et 4
octobre 2007, Cours Intensif de Médecine Gériatrique,
Toulouse, Hôtel Dieu Saint-Jacques, organisé sous
l'égide du Pôle Gérontologique des Hôpitaux
de Toulouse et du Gérontopôle (Toulouse Midi
Pyrénées). Réunit les acteurs de la filière
gériatrique. Informations et inscriptions auprès de LSP :
Tél : 05 61 18 18 - Fax : 05 61 57 04 08 - Mail : inscriptions@celsius-exhibition.com
Cherche E Halvick
*
Le CHU de Brest recherche un Chef de clinique pour son Unité de
court séjour gériatrique à compter du 1er novembre
2007 pour une période de 18 mois. Ce poste pourrait
également être occupé par un résidant de
Médecine générale. Contact : catherine.guiavarch@chu-brest.fr
* Le Pôle Gérontologique de la
Croix Rouge Française recrute pour son site de Lyon
(Hôpital des Charmettes) et son site de St Cyr au Mt d'Or (Centre
de Gérontologie de la chaux), 1 ETP (1/2 MCO, 1/2 temps SSR) et
1/2 SSR.
Contact : Dr DEPASSIO Jean-Jacques. Tél : 04 72 20 74 20 - Mail
: jeanjacques.depassio@wanadoo.fr
* Le Centre Hospitalier
d'Albertville-Moûtiers (CHAM de Savoie-Tarentaise) recherche,
pour le 4ème trimestre 2007 :
1) Un assistant à temps plein pour les services de
gériatrie, formé, en formation ou souhaitant se former
à la gériatrie. Ce poste est valorisé par une
prime d'engagement hospitalier exclusif, une prime multisite et peut
évoluer à la fin du contrat vers un poste de Praticien
hospitalier au sein de la filière gériatrique.
2) Un médecin titulaire de la capacité en
gériatrie ou gériatre à temps partiel, pour son
service de SSR gériatrique.
3) Un médecin MPR à temps partiel, pour son service de
SSR gériatrique.
4) Un médecin titulaire de la capacité en
gériatrie ou gériatre ou en formation à temps
partiel pour son Unité Mobile Gériatrique.
5) Un médecin titulaire de la capacité en
gériatrie ou en formation, coordonnateur d'EHPAD (poste
mutualisé sur plusieurs établissements).
Les postes de médecins sont tous des postes hospitaliers, donc
médecin ayant passé le concours ou s'engageant à
le passer dans l'année qui suit.
Contact : Dr Dominique MERTUK, gériatre et chef du pôle :
04 79 09 60 81 / 83 ou 06 22 42 29 26, Centre Hospitalier
d'Albertville-Moûtiers, site de 73600 Moûtiers.
Visio
Grenoble
Catherine
BIOTEAU, Alain FRANCO, Elisabeth HALVICK, Sylvie MAZIERE, Claudine
MONTANI, Kamel OUZAID.
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SUPPLEMENT DU PBGG
Mensuel de Neuropsychologie
Pôle de Neurologie-Psychiatrie du CHU de Grenoble
CMRR Grenoble Arc Alpin
Vol.1 n°22
- Août 2007
REUNION BIBLIOGRAPHIQUE PAVILLON
ELISEE CHATIN
Pour l'envoi de vos références et
résumés : Chrystèle MOSCA
CMosca@chu-grenoble.fr
(Tél. 04 76 76 75 75 poste 63420) et
Laetitia SCAVONE LScavone@chu-grenoble.fr
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Article
commenté
* Psychologie et
neuropsychiatrie du vieillissement, 2006, 4 (4) ; 275-380.
Réflexions
sur l'évaluation des psychothérapies dans la maladie
d'Alzheimer, Pierre CHARAZAC.
Le
traitement pharmacologique fait généralement
référence en matière d'évaluation. Les
prises en charge non médicamenteuses de la MA n'ont pas fait
preuve d'efficacité, mais le rapport de l'Anaes (mai 2003)
retient tout de même des objectifs thérapeutiques
(améliorer les fonctions cognitives, l'humeur, les troubles du
comportement; réduire le stress lié à la maladie;
préserver l'autonomie fonctionnelle; préserver les liens
et les échanges sociaux; maintenir et améliorer la
qualité de vie; retarder le passage en institution; aider,
soulager et préserver la santé mentale et physique des
aidants). Le rapport met en avant des thérapies utilisant la
stimulation cognitive, comportementale, sensorielle ou motrice, qu'en
est-il des thérapies d'orientation psychodynamique ? Quelles
sont les difficultés spécifiques à leur
évaluation ? et comment l'améliorer ?
Des
difficultés tenant au patient : la notion de sujet peut poser
problème dans l'évaluation. Le psychothérapeute
n'a pas pour objectif d'évaluer des troubles mais plutôt
de considérer la manière dont le patient les vit et les
pense. Aussi la notion de conscience de la maladie constitue une
équivoque entre la perception des troubles (type et
intensité du trouble) et la conscience proprement dite de la
maladie (ce qui en découle dans le rapport avec soi et
l'entourage).
Des
difficultés tenant au psychothérapeute : le risque
d'évaluer le psychothérapeute plutôt que la
méthode, dans la mesure où la psychothérapie de
patient MA requiert une formation et une tolérance
spécifiques. Le thérapeute est plus attentif à son
contre-transfert qu'à la méthode utilisée
puisqu'il doit s'adapter à la situation et à
l'évolution de la maladie. L'efficacité d'une prise en
charge psychothérapique dépend aussi des interactions
avec l'aidant, difficiles à évaluer.
Les
problèmes tenant à la psychothérapie : les
psychothérapies se sont construites pour répondre aux
difficultés spécifiques d'une pathologie et aucune n'est
directement adaptée à la MA. Ici la psychothérapie
ne vise pas forcement à un changement qui perdure, l'objectif
est d'atteindre un état de stabilité et de le maintenir
sans cesse dans un équilibre. Ce qui n'est pas le cas dans un
contexte de crise et d'hospitalisation dans lequel le
psychothérapeute loin de stimuler le patient, doit souvent
l'apaiser. Lorsque le registre verbal laisse la place à celui de
l'affect, on ne peut plus baser l'évaluation sur les
symptômes et sur la perception qu'en a le patient, l'entourage ou
le thérapeute.
Une
difficulté tenant à la MA : la nature traumatique et
traumatogène de la MA. Elle ébranle le patient, sa
famille mais aussi le thérapeute qui doit sans cesse s'adapter
à la dynamique de la maladie et être attentif à la
fragilité de la relation avec le patient. Cette approche permet
de savoir quand les défenses du patient ont besoin d'être
mobilisées du côté de la stimulation ou du
côté de l'apaisement.
Propositions
pour l'évaluation du soutien psychothérapique : il
conviendrait d'introduire d'autres niveaux de preuve (réduction
des prescriptions de psychotropes, suppression du recours à la
contention, absence de négligence ou de maltraitance,
capacité d'aborder la séparation et l'entrée en
établissement...) et d'adapter l'évaluation aux besoins
réels du patient, de son aidant et à leur
évolution tout au long de la maladie. Il faut aussi dissocier la
pensée et les comportements des patients, ne pas les mettre sur
le même plan, et valoriser les capacités restantes de
représentation (souvenirs, activité symbolisante du
délire). Dans l'évaluation de l'aidant, rajouter des
données cliniques, ne pas considérer uniquement ses
symptômes mais aussi sa capacité à s'ajuster au
malade et valoriser la créativité. Pour les
psychothérapeutes, il faudrait préciser les concepts
théoriques utilisés et établir un consensus sur
les objectifs psychothérapiques qu'ils se donnent.
Cet
article a le mérite d'aborder un sujet au coeur de
l'actualité scientifique et de le traiter de manière
à apporter des analyses, des critiques et des propositions. Ces
réflexions mettent l'accent sur les spécificités
des psychothérapies d'orientation psychodynamique et montrent la
richesse et la complémentarité possible avec d'autres
types de thérapie. (Commentaires Magdeleine MOLINES)
Un
parallèle peut également être fait avec les prises
en charge neuropsychologiques qui nécessitent aussi de s'adapter
à la demande et aux caractéristiques de chaque patient
(niveau, motivation...). En effet, même si le projet de prise en
charge et la méthode employée sont les mêmes (par
exemple la mise en place d'un agenda) nous sommes face à des
limites méthodologiques par le simple fait de tenir compte
des spécificités propres de chaque patient
(habitude ou pas d'avoir eu un agenda, présence d'un conjoint
étayant le suivi, nombre de rubriques choisies dans l'agenda,
contenu des rubriques, nombre de séances nécessaires pour
chaque étape). Ainsi toute prise en charge est le
résultat d'une interaction entre une procédure et un
individu ce qui présente par conséquent un biais pour
prouver son efficacité dans une étude de groupe.
(Commentaires
Virginie RANCUREL, Laetitia SCAVONE, Chrystèle MOSCA)
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