Dire
la vérité. En 2006 la diminution du nombre d'heures
travaillées en France n'est plus compensée par des gains
de productivité horaire (Claire GUELAUD, le Monde du jeudi 5
juillet 2007, p32)... Durée du travail annuel en 1998 USA
1741 heures, zone Euro 1836 heures et France 1648 heures. En 2006
France 1544 heures dans un environnement de pays qui revoient à
la hausse le temps de travail et l'âge de la retraite. En tous
cas dans les hôpitaux on le sait bien, et en gériatrie
notamment, bienheureux les services encore capables de dégager
des temps valables d'échange, de partage et de formation
collectifs. [AF]
Pour revenir à la médecine il apparaît que suivre
scrupuleusement son ordonnance c'est dangereux quand on est
âgé. Au-delà du gag il y a du vrai
là-dedans. Du reste les pharmaciens commentent (ci-dessous).
Articles
*
J Mal Vasc (Elsevier) 2007 ;32/3 : 152-8.
Artère
sciatique persistante : possibles faux négatifs de l'imagerie.
C. Nedelcu & al.
L'article rappelle que les raretés aussi doivent être
connues des médecins. Ceux qui ont eu le bonheur de faire
à temps pour leur patient le diagnostic d'artère
sciatique persistante avant les complications de l'anévrysme, en
examinant soigneusement le patient et découvrant une masse
fessière pulsatile s'en souviendront toujours. C'est le scanner,
l'IRM, ou initialement l'échographie qui révèlent
l'anévrysme, alors que la classique angiographie ne montrait que
le chenal circulant. Depuis l'échographie-doppler les
angiologues ont également mis en évidence un certain
nombre de thromboses veineuses fessières d'une veine sciatique
persistante. Curieuses anomalies embryo-foetales que ces vaisseaux
sciatiques persistants qui rappellent que primitivement les membres
inférieurs en aval de la poplitée étaient en lien
avec un réseau postérieur, qui disparaît lors de la
croissance foetale aux dépends de ces curieux viaducs que sont
les vaisseaux fémoraux superficiels. (Commentaires Alain FRANCO)
* BMJ-2005;
330;293-; originally published online 21 ajn 2005
Does home based
medication rewiew keep older people out of hospital? The homer
randomised controlled trial. Richard Holland, Elizabeth Lenaghan, Ian
Harvey, Richard Smith, Lee Shepstone,Alistair Lipp, Maria Christou,
David Evans and Christopher Hand
Cette article aborde le problème des réhospitalisations,
de la compliance et de la iatrogénie chez les personnes
âgées de plus de 80 ans. L'étude se déroule
en Grande Bretagne; 872 patients âgés de plus de 80 ans
sont inclus, après une hospitalisation à Norfolk ou
Suffolk et tirés au sort en 2 groupes homogènes pour
l'age et les pathologies. Dans le groupe intervention les patients sont
suivis par un pharmacien qui passe 2 fois par semaine pendant 6 mois
dans le but de les sensibiliser aux effets secondaires des traitements
et veille à leur bonne prise. Dans le groupe témoin, les
personnes ne sont pas suivies et ne changent pas leurs habitudes.
Il en résulte que dans le groupe suivi par un pharmacien, il y a
plus de réhospitalisations: 234 contre 178 dans le groupe
témoin. Il y a plus d'effets secondaires liés aux
médicaments. La qualité de vie est diminuée dans
les 2 groupes. Les auteurs concluent que dans le groupe suivi par un
pharmacien les patients prennent effectivement tout leur traitement et
sont confrontés à une augmentation des effets
iatrogènes ; ils sont ainsi plus facilement hospitalisés.
(Commentaires
Hélène GSTALDER, interne)
Commentaires
Bulletin
de l'Ordre des pharmaciens 2006 (www.ordre.pharmacien.fr/hta/pdf/pharmacien-education.pdf
et pour avoir le communiqué de presse complet)
* Le
Pharmacien : au coeur de l'éducation des patients et du suivi
thérapeutique
Cet article se base en partie sur les recommandations de la HAS sur la
prise en charge des patients présentant une hypertension
artérielle essentielle (octobre 2005). Il décrit au
travers de cette pathologie le rôle du pharmacien dans les
domaines de la prévention, du dépistage et du traitement
curatif. Le pharmacien informe et sensibilise le patient à la
maladie. Il lui permet d'acquérir les connaissances
nécessaires à la compréhension du traitement de la
maladie et éveille la vigilance. Il permet de part sa
proximité, d'assurer le suivi thérapeutique car 1/3
seulement des hypertendus traités ont une tension
stabilisée liée le plus souvent à une mauvaise
observance des traitements. Il est aussi le mieux placé pour
expliquer l'action du médicament, son bon usage et inciter
à l'observance dans un langage adapté. Il peut dans un
certain nombre de cas inciter le patient à consulter un
médecin.
* La
Santé de l'homme, sommaire 2005, n°376
Education pour la
santé : reconnaître les "nouveaux rôles" des
médecins et pharmaciens. A. DECCACHE (Inpes)
L'article commence ainsi : "les professionnels de soins ne peuvent plus
se cantonner dans le curatif. Avec la mise en cause croissante des
comportements de santé dans les problèmes de santé
publique, tant les médecins que les pharmaciens intègrent
de plus en plus prévention et éducation du patient dans
leur pratique quotidienne". C'est ainsi que doit s'exercer
dorénavant, dans les cabinets, centre médicaux,
officines... non plus seulement une fonction de soignant, mais aussi
une fonction de conseiller éducateur. Le pharmacien de part sa
proximité avec les patients et son rôle dans la
délivrance (terme qui pourrait être remplacé par
celui de dispensation = délivrance + conseil
thérapeutique) peut informer et éduquer au bon usage.
Cependant son message (voir parfois sa crédibilité)
peuvent être mis à mal de part son statut professionnel
compliqué de commerçant de santé, l'information
faisant craindre au patient des enjeux financiers sous jacents.
En dehors de l'officine, la participation aux
campagnes nationales ou locales de prévention, est une
activité non négligeable et efficace comme l'ont
montré plusieurs études en Suède, au Canada et en
Grande-Bretagne. Pour ce qui est de l'éducation, le
médecin n'est pas en reste bien que sa fonction soit en premier
lieu curative. Cependant les pratiques sont non uniformes et les
messages de prévention trop souvent négligés. Un
grand nombre de praticiens restent encore persuadés que "la
prévention s'inscrit dans une logique de santé publique,
qui s'oppose parfois à celle de santé individuelle, au
coeur même de la relation thérapeutique". Pour A.
Deccache, le schéma "plainte du patient, consultation"
auxquelles répondent "diagnostic et traitement curatif" par le
soignant, doit s'élargir pour intégrer la notion de
promotion de la santé dans la pratique médicale.
(Commentaire Frédéric PASQUIER, int. en pharmacie)
Document
* Retraite et
Société, juin 2007 ; n°51 : La discrimination fondée sur
l'âge dans l'emploi.
Précieux numéro de juin 2007 de la revue de la Caisse
Nationale d'Assurance Vieillesse entièrement consacré
à l'âgisme dans l'emploi. L'avant-propos
détaillé de Marie MERCAT-BRUNS précise très
bien l'orientation des nombreux articles de sociologie,
économie, gestion, droit français, droit européen,
américain, etc.... Il souligne d'emblée le dilemme de la
lutte contre les discriminations dont celle de l'âge est
peut-être la plus crue mais aussi la plus floue : ...
« d'un côté, en la désignant, on entretient
l'image de la vulnérabilité du travailleur
âgé ou du plus jeune ou de l'autre, en ignorant la
différence par un attachement à l'égalité
stricte sans distinction entre les individus, on la perpétue
également en évitant de compenser une
inégalité individuelle. » (MINOW 1990). Le lecteur
appréciera la diversité des sources autorisées et
des signatures de notoriété internationale, et qui
feraient honneur au Congrès Mondial de Gérontologie Paris
2009 : Anne-Marie GUILLEMARD (Paris), Marie-Cécile
AMAUGER-LATTES (Toulouse), Howard C. EGLIT (Chicago), Tanaquil BURKE
(Québec), Eléonore MARBOT (Paris, CNAM), Fabienne BERTON
(Paris, CNAM), Chantal NICOLE-DRANCOURT (Paris, CNAM), Ingo BODE
(Edimburgh), Christine STIVIN (Poitiers), Karine BRIARD (Paris CNAV),
Michèle THOZET (UE), Sylvie KERN (Paris HALDE), Matthieu BRISSE
(UE). (Commentaire Alain FRANCO)
Réactions
Au
Commentaire de Matthieu DEBRAY dans le pbgg 2007 ;13/26.
Objet: Research criteria for the diagnosis of Alzheimer's disease:
revising the NINCDS-ADRDA criteria.
Merci de cette lettre d'information très instructive. Concernant
les développements cliniques effectivement, dans un domaine que
je connais assez bien, l'immunothérapie du cancer, on commence
souvent les études sur des cas avancés, en se disant que
le bénéfice-risque est a priori plus favorable, les
personnes n'ayant "rien à perdre". Mais il semble que ces
traitements aient plus de chance d'être efficaces pour des
cancers moins avancés, le système immunitaire de la
personne étant dans un meilleur état.
marie-aline.bloch@cnsa.fr
Infos publication E.
Halvick
* Unconventional views of frailty.
Six articles sur la fragilité. J Gerontol Biol Sci Med Sci
62A;7, juillet 2007.
* Bien utiliser les plantes en situations de soins. Numéro
spécial sur les plantes. La Revue Prescrire n° 286,
août 2007.
* Le handicap auditif en France : apports de l'enquête Handicaps,
incapacités, dépendances, 1998-1999. Etudes et
Résultats, DRESS, n° 589, août 2007. 8 p.
Congrès E.
Halvick
Rappel pour
bientôt :
*
14 septembre 2007, 7ème Journée annuelle du FARAP,
Chambéry, Le
Manège : « L'aide aux aidants : Pour qui ? Pour quoi ?
Comment ? ».
Renseignements : Concept Santé :
Tél : 01 41 12 87 12 - Fax : 01 41 12 87 17 - Mail : contact@conepet-sante.com
Nombre de places limité.
* 25 septembre 2007, 6èmes
Journées de Formation et d'Echanges, Lyon, Espace Tête
d'Or : « Hygiène, risques et qualité chez la
personne âgée ». Infos et inscriptions : Health
& CO. Tél : 04 78 88 04 87 - Fax : 04 78 88 12 18 - Site : www.healthandco.fr
* 28-29 septembre 2007, 3rd Symposium of
the EUGMS, Frankfort : « Infections in Older People ».
Infos : www.eugms.org
* 23-25 octobre 2007, 28èmes
Journées Annuelles de la SFGG, Paris, Espace Grande Arche, La
Défense. Lien congrès : www.ams.fr/index2.asp
Visio
Grenoble
Catherine
BIOTEAU, Marie-Charlotte FERRE-TANCHOUX, Alain FRANCO,
Hélène GSTALDER, Elisabeth HALVICK, Armelle MEMIN, Muriel
MONANGE, Claudine MONTANI, Lydie NICOLAS, Kamel OUZAID,
Frédéric PASQUIER, Nadège VOLCLER.