PETIT
BULLETIN du Gériatre et du Gérontologue
10ème année n° 23 - 14 juin 2004
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Département
de Médecine Gériatrique et Communautaire
CHU
de Grenoble
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Edito
Forte abstention des
électeurs. Et pourtant elle tourne,... l'Europe. La
gériatrie y participe à travers l'Union Européenne
des Spécialités Médicales, et sa section de
médecine gériatrique qui invitera dorénavant un
représentant de la France.
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Articles
commentés
* MayoClinProc. April
2004 ;79 : 483-91 Initiation of Glucocorticoid
Therapy : Before or After Temporal Artery Biopsy ? G.G. Hunder MD, B.
Younge MD.
Un score pour
décider de la BAT, Biopsie de l'Artère Temporale pour
l'aide au diagnostic de la maladie de Horton.
Les
manifestations
cliniques les plus souvent rencontrées sont :
céphalée récente,
claudication massetérine et hyperesthésie du cuir
chevelu. Spécificité
99%, Valeur prédictive positive : 90%, VPNégative : 70%.
Une formule
est proposée :
Score =
-240+48(céphalée)+108(claudication
massetérine)+56(hyperesthésie du cuir chevelu) +1 (VS en
mm/h) +70
(ischémie nerf optique)+1(âge en années).
Si <-110,
risque léger,
probabilité prédictive <10 % (attendre la BAT pour
débuter le
traitement) ; entre > -110 et <70, risque moyen,
probabilité
prédictive 10-80% et > 70 risque haute probabilité
prédictive >
80 %. (débuter le traitement avant la BAT).
Quand c'est
la Mayo Clinic,
on prend en compte...
(Commentaire Luis Mackern Oberti)
* Polymyalgia rheumatica. G.G.
Hunder, MD ; UpToDate ; Vol 9, No.2 2001 CDR ou www.uptodate.com
L'IL6 (pg/ml) vient compléter la VS pour le diagnostic de Horton.
(Commentaire Luis
Mackern Oberti)
* La Revue du Praticien, 30 avril
2004(8) : 877 à 83 Trouble de l'humeur.
Psychose maniaco-dépressive. C. Gay, C. Henry
Reconnaître les états maniaques,
hypomaniaques et dépressifs.
Il existe plusieurs formes de
troubles de l'humeur
:
- Le trouble
bipolaire de type 1 : association d'états maniaques ou mixtes et
des épisodes d'intensité variable.
- Le trouble
bipolaire de type 2 : association d'états hypomaniaques et
d'épisodes dépressifs caractérisés .
- Le
trouble bipolaire de type 3 : regroupe des épisodes
dépressifs
récurrents avec des antécédents familiaux de
troubles bipolaires, de manies ou
hypomanies induites par des substances pharmacologiques.
- Le trouble
unipolaire : défini par l'existence de plusieurs épisodes
dépressifs, en l'absence d'épisodes maniaques ou
hypomaniaques.
- Le trouble
dysthymique : se caractérisant par la présence d'une
humeur
dépressive chronique évoluant sur une durée d'au
moins 2 ans.
- Le trouble
cyclothymique : se définissant comme l'existence d'une humeur
fluctuante dont les critères ne correspondent pas
entièrement aux définitions
du syndrome dépressif ou hypomaniaque.
La prise en
charge thérapeutique doit associer un traitement
spécifique des
états dépressifs (antidépresseurs associés
à une psychothérapie voire
sismothérapie), des états maniaques
(thymorégulateurs plus ou moins associés à
des neuroleptiques) ; à un traitement préventif de la
rechute (lithium ou
autres thymorégulateurs). Ce traitement ne peut se passer
d'une bonne
connaissance de la pathologie par le patient et l'entourage, ainsi que
d'une prise
en charge psychothérapeutique. Pathologie encore trop
méconnue aux dépends
d'une prise en charge plus précoce et plus adaptée afin
de prévenir les
rechutes, la désinsertion socio-professionnelle et le risque
suicidaire.
(Commentaire
Lucille Braillon)
* La Revue du
Praticien, 15 avril 2004(7) : 725-38 Dépressions du sujet
âgé. J.-P. Clément
Pathologie la
plus fréquente chez le
sujet âgé, la dépression est un problème de
santé publique avec une prévalence
entre 1 et 2 %, 2 % pour la dysthymie, et entre 13 et 27 % pour
le
syndrome sub-dépressif ou dépression mineure.
Chez le sujet
âgé on retrouve la dépression
caractéristique avec ralentissement
psychomoteur, tristesse pathologique, anhédonie, perte de
l'élan vital, mais
surtout des dépressions masquées avec :
1 - La forme
somatique : 2/3 des sujets dépressifs ont des plaintes
somatiques
(douleurs articulaires, troubles intestinaux, plaintes
cardio-vasculaires...)
avec absence de sentiments dépressifs et absence de tristesse.
2 - La forme
hypochondriaque : mauvais fonctionnement d'organes pouvant aller
jusqu'au syndrome de Cotard : conviction délirante de
transformation corporelle
et de négation d'organe.
3 - Forme
délirante : avec idées de persécution et de
préjudices. Parfois de
phénomènes d'hallucinations auditifs, ou visuels. Les
relations de la personne
âgée s'altèrent et il n'est pas rare qu'il y ait
des comportements quérulents,
processuels et agressifs.
4 - Forme
hostile : attitude agressive avec un sujet irritable, susceptible,
querelleur, coléreux et hostile à son entourage.
5 - Forme
anxieuse : accès itératifs d'angoisse inexpliquée,
geint, a peur de
tout, se plaint de vertige...
6 - Forme
confusionnelle : avec prédominance de la désorientation
et trouble de
l'attention mais sans réelle obnubilation.
7 - Forme
cognitive : dépression pseudo-démentielle.
8 - Forme
conative : forme atypique centrée sur la démotivation
entraînant un
désengagement affectif et relationnel, une inutilité
d'être un renoncement.
Fréquent en institution.
9 -
Dépression secondaire : bien y penser quand il y a une
résistance au
traitement. De mieux en mieux individualisée la
dépression vasculaire chez les
patients présentant une démence vasculaire. 50 % des
personnes ayant eu un AVC
surtout s'il est frontal gauche présente une dépression
dans les suites. Il y a
des dépressions organiques aussi dans les dysthyroïdies, la
maladie de parkinson, la dénutrition : carence en folates, les
déficits
sensoriels, et surtout la prise de médicaments : B bloquants,
anti
hypertenseurs centraux, neuroleptiques, antagonistes calciques,
benzodiazépines.
Dans les
dépressions précoces, les FR sont plus psycho-sociaux
(deuil,
isolement social...) et dans les dépressions tardives les FR
plus d'ordre
vasculaire. Pour le diagnostic qui peut être parfois
délicat, il existe de
nombreuses échelles d'évaluation diagnostique : Hamilton,
l'échelle MADRS, la
self rating depression scale de Zung, l'inventaire de dépression
de Beck, la
center for epidemiologiacal Study-Depression, et la plus
utilisée la Geriatric
Depression Scale de Yersavage. Le choix n'est pas évident pour
le gériatre, qui
a encore bien besoin du psychiatre.
(Commentaire Erika Gallegos)
* La Revue du Praticien 2004(7) : 734-38 -
Traitement des dépressions du sujet âgé. P. H.
Robert
Le traitement
des dépressions
du sujet âgé est le même que chez l'adulte jeune.
Taux de réponse aux ATD entre
50 et 60 % contre 30 % contre placebo. Il n'existe pas de
différence
d'efficacité entre les différentes classes
thérapeutiques. Le choix des classes
thérapeutiques se fait en fonction des effets
indésirables. Notamment les
tricycliques sont difficiles d'utilisation par rapport aux
contre-indications
cardiaques. Par contre, il existe une bonne indication des IRS dans le
cadre
des troubles cognitifs du fait d'une action synergique avec les
anti-cholinestérasiques. Il n'y a pas d'intérêt
à utiliser des doses plus
faibles chez les personnes âgées.
Les recommandations de
prescription sont les suivantes :
- Prescrire
pendant 6 semaines pour obtenir un effet thérapeutique maximum.
- S'il n'y a
pas d'effet thérapeutique au bout de 4 semaines, il faut changer
de classe thérapeutique ou donner un médicament
potentialisant les effets
anti-dépresseurs.
- Si effet
d'au moins 25 %, il faut continuer avec le même médicament
en
augmentant les doses.
- Au moment
de la rémission, il faut continuer le traitement pendant 12 m
ois
en cas de 1er épisode et 30 mois en cas de récidive.
(Commentaire
Erika Gallegos)
Néanmoins,
la gestion des antidépresseurs chez le sujet âgé ne
peut pas être
tout à fait la même que chez l'adulte jeune car il faut
tenir compte
systématiquement du terrain, de la présence ou non
d'atteinte cognitive et/ou
de troubles comportementaux.
Il faut en particulier prendre en
compte :
- Leur
distribution (masse grasse/masse maigre), le métabolisme
hépatique
(ADT), la liaison aux protéines plasmatiques (en cas de
dénutrition associée),
de l'élimination rénale, des possibles interactions
médicamenteuses
(Anticoagulants oraux notamment, médicaments cardiovasculaires).
- Des
différences notables d'effets cliniques au sein d'une même
classe comme
les sérotoninergiques (desinhibiteur ou anxiolytique) volontiers
proposé en
première intention lorsqu'un syndrome démentiel est
associé.
- Des
différences notables d'effets cliniques au sein de
molécules d'actions
très diverses (nouveaux antidépresseurs) à effet
plutôt noradrénergique,
dopaminergique et/ou sérotoninergique, permettant d'envisager
des actions plus
anxiolytiques, sédatives ou desinhibitrices suivant le profil
clinique et le type
de dépression (régression psycho-motrice,
mélancolie ou syndrome de glissement,
dépression secondaire notamment vasculaire). Dans ces
conditions, tout
traitement AD peut être prescrit chez le sujet âgé...
(Commentaire Pascal Couturier)
* Effet préventif et curatif de la
cure thermale à la Léchère sur les ulcères
de jambes. P. Carpentier.
Centre de
Recherche Universitaire La Léchère (Pcarpentier@chu-grenoble.fr)
La cure
phlébologique ça marche pour la prévention des
ulcères veineux et la
réduction du temps de cicatrisation ! Les auteurs
présentent une très belle
étude en utilisant la fermeture accidentelle de la station
thermale au cours
d'une saison, comme critère de comparaison. Les travaux
méthodologiquement
fiables sont assez rares en milieu thermal pour que cela soit
souligné.
(Commentaire
Alain Franco)
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Congrès,
colloques à venir
* Jeudi 10 juin 2004 de 15h50 à
16h10 à Grenoble,
CHU salle Michel Frossard :
Visioconférence sur le thème « La
télémédecine : la possibilité pour les
hôpitaux de proximité de répondre à
l'obligation de moyen... » organisée par le CNEH,
Auditorium HEGP, 20 rue
Leblanc Paris 15ème. Intervention : Claudine Montani sur
« La
consultation en psychiatrie : expérience de l'hôpital de
Grenoble en gériatrie
». Partie technique : René Culet.
* Mardi 15 juin de 18h à 19h30
à Paris :
Conférence donnée par le Professeur
Albert SIU, MD, Professor and Chairman Department of Geriatrics, Mount
Sinai
School of Medicine, New York, NY 10024, sur « L'Organisation
Gériatrique
Américaine ». Amphithéâtre Dieulafoy, CHU
Cochin, 27 rue du Faubourg Saint
Jacques, Paris 14ème. Cet échange avec le Professeur SIU
nous permettra de
comparer les systèmes gériatriques Américains et
Français, de retracer
l'histoire du développement de la Gériatrie dans nos deux
pays et d'en tirer
des enseignements réciproques pour relever le défi
de la révolution
démographique.
* 20, 21 septembre à Bordeaux :
6èmes Journées Françaises
de l'Évaluation sur
le thème : « Évaluation et politiques sociales
». Société
Française de l'Évaluation.
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Visioconférence du 14 juin 2004
Participants
:
* GRENOBLE : A. Franco, P.
Couturier, P. Bory, L. Braillon,
M. Farines, E. Gallegos, A.-C. Kong Win Chang, S. Moine, C. Montani, L.
Nicolas, E. Orban, M. Trouiller,
A. Visentin. Invitée : F. Teymoori.
* CHAMBERY : B.
Bayet-Papin, C. Bonin, G. Clément Jarrin, F. Declippeleir, F.
Greuillet,,
Benoit Mellot, A. Sagnier, A.M. Véracini.
* ANNECY : E.
Creton, L. Mackern
Oberti, B. Moheb.
* CREST :
problèmes techniques.
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Planning des visioconférences
| 21 juin |
Grenoble, Chambéry, Annecy |
| 28 juin |
Grenoble, Crest,
Chambéry |
| 5 juillet |
Grenoble, Annecy, Crest |
| 12 juillet |
Grenoble,
Chambéry,
Annecy |
| 19 juillet |
Grenoble, Crest, Chambéry |
| 26 juillet |
Grenoble, Annecy,
Crest |
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