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GUIDE PRATIQUE
à l'intention des
retraités,
des personnes âgées et de leurs familles.
Chapitre 2 - LE SOUTIEN A DOMICILE
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Les aides financières
pour le
maintien à domicile (2.2)
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Les
différentes formes d'aides au domicile : cliquez ici
L'aide
à domicile
Les soins
infirmiers à
domicile
Les
réseaux de santé
La garde
à domicile
La
restauration
La
téléalarme
Les
plateformes de services à la personne
L'hospitalisation
à
domicile
Les
consultations
psychiatriques et l'accompagnement psychologique
Les
transports
L'amélioration
de l'habitat
Les
petits travaux
et les services de dépannage
L'accompagnement
à la fin de vie (soins
palliatifs)
Les
différentes
formules "de répit" / relais (entre le domicile et
l'établissement) : cliquez ici
L'accueil de
jour
L'accueil
temporaire
L'aide aux
aidants
familiaux
Les aides
financières à domicile
La prise en
charge de l'aide à domicile
L'APA à
domicile
L'aide
sociale
à domicile
Les aides des caisses de
retraite
L'assurance
dépendance
Autres
Les
aides au logement
(Allocation
Personnalisée au logement et Allocation
logement)
Les
avantages
fiscaux (réductions, crédits d'impôt)
Les
aides facultatives ou les secours
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Les aides
financières
à domicile
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Afin de vous aider à
rester
chez
vous, différents services existent (voir chapitre 2) mais également des
aides financières pour vous aider à financer ceux-ci.
Certaines aides sont spécifiquement destinées aux
personnes âgées (allocation personnalisée
d'autonomie), d'autres sont communes (allocations logement).
De nombreux services peuvent vous aider à
rester chez vous ...
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Financement
de l'aide à domicile (ex aide-ménagère) :
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Légende
:
* GIR : Groupe Iso-Ressources : pour
en savoir plus : cliquez ici)
**
APA : Allocation Personnalisée d'Autonomie, pour en savoir plus
: cliquez
ici
L'aide
financière
est fonction de :
Enfin,
l'assurance dépendance peut compléter l'APA ou la
participation des caisses de retraite : pour en savoir plus : cliquez
ici.
À noter :
Certaines mutuelles peuvent en cas d'accident ou de maladie, prendre en
charge l'aide ménagère (ainsi que la livraison de
médicaments, la garde des animaux familiers…). Contacter
votre mutuelle pour plus d'information.
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L'Allocation
Personnalisée d'Autonomie à domicile (APA)
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L’Allocation Personnalisée d’Autonomie vise à favoriser
le maintien à domicile des personnes âgées en perte
d'autonomie. C'est une prestation en nature s’adressant aux personnes
de 60 ans et plus, en situation de perte d’autonomie (GIR 1 à 4)
et nécessitant une aide pour les actes essentiels de la vie
courante.
Conditions :
Pour
bénéficier de l'APA à domicile il faut :
-
être
âgé de 60 ans ou plus,
-
être en situation
de perte d'autonomie, nécessitant une aide pour les actes
essentiels de la vie,
-
résider de
façon stable et régulière en France.
Il
faut également vivre :
-
dans un logement
personnel,
-
au foyer d'un membre de
sa famille,
-
chez des particuliers
dans le cadre de l’accueil familial,
-
en logement-foyer,
-
en domicile collectif ou
appartements regroupés.
À noter :
L'attribution de l'APA n'est pas liée à une condition de
ressources. Toutefois, vos ressources sont prises en compte lors du
calcul du montant de l'APA qui vous est attribué.
Que peut-on financer avec l'APA ?
A
domicile, la prestation peut couvrir toutes les dépenses de
nature à favoriser l’autonomie, sous réserve que ces
dépenses soient inscrites dans un plan
d’aide
personnalisé élaboré par l’équipe
médico-sociale du Conseil général.
L’APA à domicile participe à la prise en charge des aides
et services tels que :
-
Les frais de personnel :
-
Prestataire : La ou
les personnes qui vont intervenir au domicile de la personne
âgée sont
salariée(s) par un service prestataire qui assure toutes les
obligations et les responsabilités d’un employeur. Celui-ci
garantit
aussi la continuité du service et le remplacement de l’aide
à domicile
en cas de congés, maladie etc…
-
Mandataire : Le
bénéficiaire de l’APA est l’employeur de la personne qui
travaille à
son domicile avec toutes les obligations légales que cela
comporte.
Cependant le service mandataire décharge le
bénéficiaire de toutes
les formalités administratives (recrutement, contrat de travail,
établissement du bulletin de salaire, déclaration
à l’URSSAF...). La
continuité de service n’est pas garantie.
-
Gré
à gré et/ou
aidant familial : Le bénéficiaire de l’APA peut
employer
la personne de
son choix (sauf son conjoint, son concubin ou la personne avec laquelle
il a conclu un PACS). Le bénéficiaire de l’APA est
l’employeur de la
personne qui travaille à son domicile avec toutes les
obligations
légales que cela comporte (convention collective du particulier
employeur). La continuité de service n’est pas garantie.
-
le portage de repas,
-
la téléalarme,
-
l’accueil de jour,
-
l’hébergement
temporaire (tarif dépendance uniquement),
-
les « frais
liés à la personne » (frais d’hygiène,
protection incontinence),
-
les « frais de
transports » pour se rendre en accueil de jour,
-
les frais de famille
d’accueil agréée,
-
une partie des frais
(dépendance) en « foyer-logement
»,
-
certaines aides
techniques et certains aménagements dans le logement.
Définitions
Plan
d'aide
: Le plan d'aide définit les différents services et aides
nécessaires pour le maintien à domicile de la personne
âgée, pour couvrir les dépenses liées à
la perte d'autonomie.
Le plan d'aide peut prévoir :
-
l'intervention d'une
aide ménagère par le biais d'une association mandataire
ou d'un service prestataire,
-
le règlement de
frais d'accueil temporaire dans des établissements,
-
des dépenses de
transport,
-
des dépenses
d'aide technique,
-
des dépenses
d'adaptation du logement,
-
toute autre
dépense concourant à l'autonomie du
bénéficiaire.
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Comment sont évalués vos besoins ?
L'évaluation de vos besoins est
confiée à l'Equipe Médico-Sociale (EMS) composée au moins
d'un médecin et d'une assistante sociale.
Un membre de cette équipe,
généralement l'assistante sociale prend contact avec vous
pour vous rencontrer.
Lors de cette visite
à domicile, l'assistante sociale est
chargée avec vous et votre famille :
-
d'évaluer votre
niveau d'autonomie,
-
de recenser vos
besoins pour faciliter votre maintien à domicile (aides en
personnel :
aide ménagère, garde à domicile, aides techniques
: télé assistance,
portage de repas, produits d'hygiène…),
-
de vous informer de
toutes les aides existantes pour une meilleure prise en charge de vos
besoins (exemple : amélioration de l'habitat, aides
apportées par les
organismes de retraire complémentaire…).
Parallèlement, le médecin
de l'EMS apprécie votre état de dépendance,
à partir du certificat médical et du document recensant
votre niveau d'autonomie (grille AGGIR).
Seules, les personnes les plus dépendantes, classées dans
les groupes de dépendance (GIR) 1 à 4, peuvent
bénéficier de l'APA.
À noter :
Le degré de perte d'autonomie n'est pas obligatoirement
lié à la
gravité du handicap ou de la maladie, il est défini par
les actes que
vous ne pouvez plus assumer au quotidien.
Le
droit à l'A.P.A. n'est pas ouvert pour les personnes
classées dans les groupes de dépendance 5 et 6. Les GIR 5
et 6 peuvent bénéficier d'une prise en charge par leurs
caisses de retraite (CRAM, MSA ...).
Définition
La grille nationale AGGIR
(Autonomie
Gérontologie Groupes Iso-Ressources) constitue un outil
destiné à évaluer le degré de perte
d'autonomie ou le degré de dépendance, physique et
psychique, des demandeurs de l'Allocation Personnalisée
d'Autonomie (APA), dans l'accomplissement de leurs actes quotidiens.
L'évaluation se
fait sur la base
de dix-sept variables :
-
Dix variables dites
"discriminantes" se rapportent à la perte d'autonomie
physique et
psychique et sont utilisées pour le calcul du GIR (groupe
iso-ressources) : cohérence - orientation - toilette - habillage
-
alimentation - élimination - transferts (se lever, se coucher,
s'asseoir) - déplacement à l'intérieur -
déplacement à l'extérieur -
communication à distance.
-
Sept variables
dites "illustratives", concernant la perte d'autonomie
domestique et
sociale, n'entrent pas dans le calcul du GIR mais apportent des
informations utiles à l'élaboration du plan d'aide :
gestion
personnelle de son budget et de ses biens - cuisine - ménage -
transports - achats - suivi du traitement - activités de temps
libre.
Chaque
variable possède trois modalités :
A : fait seul les actes
quotidiens
B
: fait partiellement
C
: ne fait pas.
Les
Groupes Iso-Ressources (GIR)
Les
personnes âgées qui sollicitent le bénéfice
de l'APA, sont classées dans les six groupes iso-ressources que
compte la grille nationale, en fonction des aides à la personne
ou techniques commandées par leur état.
GIR 1 : Il
s'agit de personnes
ayant perdu leur autonomie mentale, corporelle, locomotrice et sociale
et qui nécessitent une présence indispensable et continue
d'intervenants. Dans ce groupe se trouvent, entre autres, des personnes
en fin de vie.
GIR 2 : Deux
sous-groupes essentiels
composent le groupe 2 :
- Les grabataires lucides ou dont les fonctions mentales
ne sont pas totalement altérées mais qui
nécessitent une prise en charge pour la plupart des
activités de la vie courante. La plupart n'assurent pas seules
tout ou partie de l'hygiène de l'élimination, de la
toilette, de l'habillage et de l'alimentation. Ceci nécessite
une surveillance permanente et des actions d'aides
répétitives de jour comme de nuit.
- Les déments déambulant ou les
détériorés mentaux graves qui ont conservé
totalement ou significativement leurs facultés locomotrices
ainsi que certaines activités corporelles que, souvent, ils
n'effectuent que stimulés. La conservation de leurs
activités locomotrices induit une surveillance permanente, des
interventions liées aux troubles du comportement et des aides
ponctuelles mais fréquentes pour certaines activités
corporelles.
GIR 3 : Il
s'agit essentiellement de
personnes ayant conservé leur autonomie mentale et partiellement
leur autonomie locomotrice, mais qui nécessitent quotidiennement
et plusieurs fois par jour des aides pour leur autonomie corporelle.
Ils n'assurent pas majoritairement leur hygiène de
l'élimination tant anale qu'urinaire... Ils ne
nécessitent pas une surveillance permanente.
GIR 4 : Deux
sous-groupes essentiels
dans ce groupe :
-
Ceux qui n'assument
pas seuls leurs transferts (passage du lit au fauteuil par exemple)
mais qui, une fois levés, ont des activités de
déplacement à
l'intérieur du logement et qui par ailleurs doivent être
aidés ou
stimulés pour la toilette, l'habillage et dont la presque
totalité
s'alimentent seuls.
-
Ceux qui n'ont pas de
problèmes locomoteurs mais qu'il faut aider pour les
activités corporelles y compris pour les repas.
Ces
deux sous-groupes ne concernent plus des personnes n'assumant pas
seules et totalement l'hygiène et l'élimination, mais des
personnes nécessitant des aides ponctuelles ou partielles. Pour
ces personnes les aides de tiers sont indispensables au lever, aux
repas, au coucher et ponctuellement sur demande de leur part.
GIR 5 : Toutes
les personnes de ce
groupe assurent seules leurs transferts et les déplacements
à l'intérieur du logement, s'alimentent et s'habillent
seules. Elles nécessitent une surveillance ponctuelle qui peut
être étalée dans la semaine et des aides pour la
toilette, la préparation des repas et le ménage. Ce sont
typiquement des personnes ayant besoin pour l'essentiel d'heures
d'aides ménagères.
GIR 6 : Il
regroupe les personnes
qui n'ont pas perdu leur autonomie pour les actes de la vie courante.
Pour
les groupes 5 et 6, il convient de prendre en compte deux nouvelles
variables :
-
le déplacement
à l'extérieur,
-
l'utilisation des moyens
de communication à distance pour appel en cas de besoin.
|
Le montant de
l'APA à domicile
Le
plan d’aide APA est élaboré par l’équipe
médico-sociale sur la base de vos besoins.
Le montant du plan d’aide ne peut
dépasser un montant maximum, variable selon le GIR du
bénéficiaire :
| Groupe GIR |
Montant maximal (au
01/04/2009)
|
| GIR I |
1 224,63 € / mois |
| GIR II |
1 049,68 € / mois |
| GIR III |
787,26 € / mois |
| GIR IV |
524,84 € / mois |
Le
montant qui vous est attribué est fonction :
-
de vos besoins relevés par le
plan d'aide et de la nature des aides nécessaires.
-
de vos revenus : une somme reste
à votre charge, en fonction de vos ressources (il s'agit du
ticket modérateur).
Ressources mensuelles
(au 01/04/2009)
|
Participation au plan
d'aide |
| Inférieures
à 689,50 € |
Vous êtes
exonéré de toute participation au plan d'aide |
| comprises entre 689,50
€ et 2 747,70 € |
Le montant de votre
participation est progressif (0 à 90 % du plan d'aide). |
| supérieures
à 2 747,70 € |
Le montant de votre
participation est de 90 % du montant du plan d'aide |
En
Isère, les personnes âgées à revenus
modestes (ressources comprises entre 689,50
€ et 1 049.68 € par
mois) peuvent
bénéficier de l’ACA
(Allocation
Complémentaire d’Autonomie) qui prend en charge le
ticket modérateur.
Caractéristiques de l'APA à domicile
Elle n'est pas imposable.
Elle n'est pas soumise à
l'obligation alimentaire : ainsi les
ressources de vos enfants, de vos petits-enfants, ne sont pas prises en
compte pour l'attribution de l'APA.
Elle ne donne pas lieu à inscription d'hypothèque
légale sur votre ou vos propriétés.
Elle n'est récupérable
ni sur votre succession ni sur la
donation ou les biens que vous avez éventuellement
légués.
L'A.P.A.
n'est pas cumulable avec :
-
la prestation
spécifique dépendance (PSD),
-
l'allocation
compensatrice tierce personne (ACTP),
-
la prestation de
compensation du handicap (PCH),
-
la majoration tierce
personne (MTP) versée au titulaire d'une pension
d'invalidité,
-
l'aide
ménagère au titre de l'aide sociale ou
l'allocation des services ménagers,
-
l'aide
ménagère au titre des caisses de retraite.
Vous
pouvez employer un ou plusieurs membres de votre famille, à
l'exception
de votre conjoint, de votre concubin ou de la personne avec laquelle
vous avez conclu un pacs.
Vous bénéficiez de l'APA à domicile et
vous allez être accueilli(e) en établissement
Envoyez une lettre
au Conseil général pour solliciter l'APA en
établissement, accompagnée
du bulletin d'entrée dans l'établissement.
À noter : Le montant de l'APA
sera recalculé. Il faut savoir que
le montant de l'A.P.A. en établissement est
généralement inférieur à celui de
l'APA que vous perceviez à domicile en raison de votre
nouveau mode
d'hébergement. L'APA en établissement est versé
directement au bénéficiaire sauf demande contraire du
bénéficiaire faite obligatoirement par écrit.
Où s'adresser : à la mairie (ou au CCAS) de
votre commune.
au service autonomie ou solidarité de la Maison du Conseil
général de votre territoire
|
Si
votre état de santé s'aggrave
Si vous souhaitez la
modification de votre plan d'aide
Si
votre situation financière se modifie
Si
votre situation familiale change
Si
vous
êtes hospitalisé(e)
Si vous
changez d'intervenant
Si
vous
êtes accueilli(e) en établissement à titre permanent
Si
vous
déménagez …
Prenez contact avec
le service autonomie
ou solidarité de la Maison du Conseil général de
votre territoire ou avec l'assistante
sociale
référente de votre dossier
pour leur signaler tous
changements.
|
Pour
plus d'informations
télécharger la fiche
info : "L'APA
à domicile"
Pour
une information encore plus détaillée
télécharger la fiche
info "plus" : "L'APA
à domicile"
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|
L'aide sociale à domicile
|
Pour
bénéficier de la prise en charge de l'aide-ménagère au titre de l'aide
sociale à
domicile, il faut :
-
Avoir
besoin, pour demeurer à domicile, d'une aide matérielle
pour les actes
domestiques habituels rendus impossibles ou difficiles sans l'aide
effective d'un tiers, du fait d'un handicap, d'une dépendance ou
d'une
maladie.
-
Remplir les conditions d'attribution de l'aide sociale
(voir encadré ci-dessous).
|
L'aide
sociale est l'ensemble des
aides apportées, en vertu
d'une obligation
légale, par la collectivité publique aux personnes qui ne
peuvent,
faute de ressources suffisantes, pourvoir à leur entretien ou
aux soins
qu'exigent leur état.
Conditions d'attribution
Pour
bénéficier de l'aide
sociale aux personnes âgées, il faut :
-
Être âgé de 60 ans ou plus.
-
Être français ou résider
habituellement en France. Les étrangers doivent disposer d’un
titre de séjour régulier.
-
Avoir
des ressources inférieures au plafond d'admission à
l'aide sociale.
Toutes les ressources de la personne âgée sont prises en
compte, à
l'exception des prestations familiales, de l'allocation logement, de la
retraite d'ancien combattant et des pensions attachées aux
distinctions
honorifiques.
Plafond de ressources :
Le plafond de ressources annuelles, au
1er avril 2009, pour bénéficier de
l'aide sociale au personne âgée (plafond fixé pour
l’attribution de
l’allocation supplémentaire majoré de 2,5) est
fixé à :
| Pour une personne seule |
Pour un couple |
| 8
517,00 € |
14 109,87 € |
Ce plafond d’aide sociale est majoré de 20 %
pour les personnes relevant du régime agricole qui
perçoivent l’allocation supplémentaire et
l’indemnité viagère de départ. Dans ce cas il est
porté à :
-
pour une personne seule : 9 971,12 € ;
-
pour un couple : 16 518,88 €.
Ressources
:
Les prestations d'aide sociale sont accordées
ou refusées en fonction des ressources du demandeur.
Toute
personne qui sollicite l'aide sociale doit déclarer les
éléments
permettant d'apprécier ses ressources. Il est tenu compte de
l'ensemble
des revenus personnels du bénéficiaire éventuel,
ainsi que de ceux du
conjoint ou du concubin, de quelle que nature que ce soit.
Entrent notamment
dans le calcul des ressources :
-
les revenus professionnels ;
-
les
pensions et allocations versées par les différents
régimes de sécurité
sociale ou de prévoyance sociale, y compris la pension de veuve
de
guerre ;
-
les revenus de capitaux mobiliers (y compris les
intérêts des différents livrets d'épargne)
ou immobiliers ;
-
le produit des créances contractuelles,
notamment la conversion en rente d'une obligation de soins et
d'entretien ;
-
les biens non productifs de revenu, à
l'exclusion des meubles d'usage courant.
Pour l'année 2009, ce sont les ressources de
l'année 2008 (année civile précédant la
demande) qui sont prises en compte.
Ne sont pas
prises
en compte dans les ressources les prestations suivantes :
-
la retraite d’ancien combattant et les pensions
attachées à des distinctions honorifiques ;
-
les arrérages des rentes viagères
constituées en faveur de la personne âgée ;
-
les prestations en nature dues au titre de l'assurance
maladie, invalidité ou d'accident du travail ;
-
l'indemnité en capital attribuée à
la victime d'un accident du travail ;
-
les frais funéraires ;
-
le capital décès servi par un
régime de sécurité sociale.
Résidence : Toute
personne résidant en France peut bénéficier, si
elle remplit les
conditions d'attribution, des différentes formes d'aide sociale.
Nationalité
: Le demandeur doit :
-
soit être de nationalité française,
-
soit justifier du statut de réfugié ou
d'apatride,
-
soit
être ressortissant d'un pays ayant signé la Convention
européenne
d'assistance sociale et médicale ou une convention de
réciprocité, ou
encore un protocole d'accord en matière d'aide.
|
Le montant de la participation laissée à la charge du
bénéficiaire est de 1,50 € (au 01/04/2009).
Il peut être majoré pour les bénéficiaires
de l'aide sociale à l'hébergement en foyer-logement.
La prestation d’aide ménagère, dans le département
de l’Isère, n'est pas soumise à l'obligation alimentaire
Où s'adresser : à la mairie (ou au CCAS) de
votre commune.
au service autonomie
ou solidarité de la Maison du Conseil général de
votre territoire
Tél. 04 76 00
38 38 (standard)
Définition
Obligation alimentaire
:
Le Code Civil prévoit que les proches des
personnes âgées ont l'obligation, lorsque celles-ci n'ont
pas de ressources suffisantes, de leur apporter une assistance, dite
obligation alimentaire. En d'autres termes, il s'agit pour les membres
de la famille qui en ont les moyens (les débiteurs) de venir en
aide aux membres proches qui sont dans le besoin (les
créanciers).
Pour certaines prestations, l'examen du droit à
l'aide sociale
s'effectue au regard de l'obligation alimentaire. C’est-à-dire
l'Etat, le Conseil général supplée à
l'insuffisance des ressources du bénéficiaire mais
sollicite dans le même temps tous ceux qui, vis-à-vis de
ce dernier, sont tenus à l'obligation alimentaire.
La collectivité demande la participation des
obligés alimentaires avant de décider toute participation
de l’aide sociale. Elle agit soit en complément si besoin est,
soit en totalité s'il n'y a pas d'obligés alimentaires ou
si ceux-ci sont insolvables.
A qui est due cette obligation ?
Aux personnes qui sont
en mesure de
justifier "d'un état de besoin", c'est-à-dire dans
l'impossibilité d'assurer leur subsistance ou les frais
d’accueil en établissement ou dans une famille d’accueil
agréée.
Conditions
Deux
conditions doivent donc être
remplies :
Qui est concerné par
l’obligation alimentaire ?
Sont
tenus à l'obligation alimentaire :
- les conjoints entre eux,
-
les enfants, petits-enfants envers leurs
grands-parents et parents,
-
les gendres et les
belles-filles envers leurs beaux-parents.
L'obligation alimentaire est
réciproque. Les
parents et grands-parents sont tenus à l'obligation alimentaire
envers leurs enfants ainsi que les beaux-parents envers leurs gendres
et belles-filles.
Les frères et sœurs et
les
beaux-frères et belles-sœurs
entre eux, ne sont pas soumis à l’obligation alimentaire.
À noter : Dans le département de
l'Isère, l'obligation alimentaire ne s'étend pas aux
petits-enfants dans le cadre d'une demande de prise en charge au titre
de l'aide sociale aux personnes âgées. Les ascendants ne
sont pas non plus sollicités.
> Seuls les enfants et le
conjoint sont sollicités.
|
Exception
Un enfant qui a été
négligé par ses parents, en particulier les enfants qui
ont été retirés de leur famille durant une
période de 36 mois cumulés au cours des 12
premières années, sont de droit dispensés de leur
obligation alimentaire (sous réserve d'une décision
contraire du juge aux affaires familiales).
Quand
l’obligation alimentaire prend-elle fin ?
Pour
quelles prestations n'est-elle pas mise en oeuvre ?
Montant
de l'obligation alimentaire
Le montant de l'aide
alimentaire varie
en fonction des ressources de celui qui la verse et des besoins du
bénéficiaire.
À
noter : Le non respect de
l'obligation alimentaire est sanctionné pénalement par le
délit d'abandon de famille.
|
La pension versée dans le cadre de l'obligation
alimentaire est déductible de vos revenus. Vous devez pouvoir
justifier du montant des sommes versées.
|
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de page
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Les aides des caisses de
retraite
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Lorsque vos ressources sont
supérieures au plafond d'aide sociale et que votre degré
de perte d'autonomie ne vous permet pas de
bénéficier de
l'APA (GIR 5 et 6) votre aide à domicile peut être prise
en charge partiellement par votre caisse de retraite.
Vous êtes retraité du régime général de la
Sécurité sociale (CRAM)
L’action de la Cram s’effectue par
l’intermédiaire d’associations loi 1901 à but non
lucratif et de services d’aide à domicile avec lesquels elle a
conclu une convention et auxquels elle verse une participation
financière aux heures d’aide ménagère
réalisées chez les personnes âgées. Vous
devez obligatoirement passer par une association conventionnée.
Il n'y a pas de prise en charge des heures effectuées dans le
cadre du gré à
gré.
Conditions :
-
être
retraité du régime général de la
Sécurité sociale ;
-
avoir
exercé l'activité professionnelle la plus longue dans ce
régime ;
-
résider en
Rhône-Alpes ;
-
avoir des
ressources supérieures au plafond de l’aide sociale
légale du département.
Aide financière de la CRAM
La participation horaire de la Cram
varie en fonction de vos ressources et
de votre situation familiale.
Votre participation financière
est déductible en tout ou partie de vos
impôts.
Cette aide ne peut se cumuler avec l'Aide
Personnalisée à l'Autonomie (APA).
Cette prestation
ne constitue en aucun cas un droit, mais une possibilité de
participation financière dans le cadre d’une dotation annuelle
d’un montant limité.
Si vous êtes retraité(e)
de
l’Arrco ou de l’Ircantec, la CRAM contacte ces caisses qui peuvent
également participer au financement de votre prise en charge.
Où s'adresser :
-
à la
mairie de votre commune ;
-
ou au
service d’aide à domicile le plus proche conventionné
avec la Cram : il évaluera les besoins, il établira la
demande d’aide auprès de la CRAM et enverra une aide au
domicile
de la personne.
Adressez-vous
au service social de la CRAM
Rhône-Alpes
Les
agences en Isère :
- Bourgoin-Jallieu
Immeuble Racine
12, Avenue du Parc
38300 BOURGOIN-JALLIEU
Plate-forme de services : 0 820 904 200
Fax : 04 37 03 13 08
- Vienne
Place Saint-Pierre
38211 VIENNE Cedex
Plate-forme de services : 0 820 904 107
Fax : 04 74 53 16 02
- Grenoble
27, rue André Maginot
38000 Grenoble
Plate-forme
de services : 0 820 904 2007 (Tél. 04 76 88 76 00)
Fax
: 04 76 12 19 00 0 820 904 2005
Pour plus d'informations : www.cramra.fr
Vous êtes retraité du régime agricole (MSA)
Comme
la CRAM, la MSA propose une prestation extra-légale contribuant
à financer une aide à domicile pour les retraités
qui n'ont plus une autonomie suffisante pour effectuer les tâches
ménagères les plus courantes.
Conditions :
Cette aide est
réservée aux retraités du régime agricole
(salarié ou non salarié) à titre principal et
résidant sur le territoire de la MSA des Alpes du Nord. Ces
aides sont soumises à un barème prenant en compte les
revenus du demandeur.
Elle ne se cumule pas
avec l'Aide Personnalisée d'Autonomie (APA).
Où s'adresser :
Adressez-vous au service social de la MSA
des Alpes du Nord
5, Place Gustave Rivet
38048 GRENOBLE Cedex 1
Tél.: 04 76 88 76 20
Pour plus d'informations : www.msaalpesdunord.fr
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|
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L'assurance dépendance
|
Formules d’assurance qui
ouvrent
droit au versement d’une rente en fonction de votre état de
dépendance dûment constaté, et du niveau de
prestation prévu au contrat.
Les différents
types de contrats
-
Les contrats de
prévoyance : Ils couvrent uniquement le risque de
dépendance. Si l’assuré
reste en bonne santé, les sommes versées ne sont pas
récupérées.
-
Les contrats
d'épargne dépendance : Ils permettent le versement
d'une rente viagère
majorée en cas de dépendance. Ils ne sont pas à
fonds perdus. Lorsque
l’assuré décède sans avoir été
dépendant ou lorsque tous les capitaux
n’ont pas été convertis en rente dépendance, les
fonds disponibles
peuvent être versés aux bénéficiaires
désignés au contrat. Cette
transmission s’effectue, généralement, en franchise des
droits de
succession puisque ce sont souvent des contrats d’assurance vie.
Les garanties
proposées pour ces contrats
L’assureur peut prendre
en charge l’une ou les deux garanties suivantes :
-
La dépendance
totale : La personne assurée se trouve dans
l’incapacité d’accomplir
seule et de manière constante 3 des 4 actes ordinaires de la vie
:
s'alimenter, se laver, s'habiller et se déplacer. Lorsque
l'état de
dépendance totale est reconnu, le versement de la rente
s'effectue à
hauteur de 100 % du montant prévu par le contrat. Attention aux
exclusions : une perte d'autonomie consécutive à la
pratique de
certains sports peut ne pas être prise en charge par les
assureurs.
-
La dépendance
partielle : Lorsque la personne assurée est dans
l’impossibilité
permanente d’effectuer, sans l’assistance de quelqu’un, 2 des 4 actes
répertoriés ci-dessus (par exemple : le fait d'avoir
besoin d'aide pour
se lever, se coucher et effectuer quelques activités comme la
préparation des repas...).
Les conditions
Il
est
possible de souscrire un contrat d'assurance dépendance à
partir de 50 ans et jusqu’à 70 ans (75 ans pour certains
contrats). Il est nécessaire d'être en bonne santé
(évaluée par un examen médical ou par un
questionnaire santé) à la souscription.
À savoir
Contrat assurance dépendance et
Allocation Personnalisée d’Autonomie (APA)
-
Les prestations de
l’assurance dépendance peuvent se cumuler avec l’APA.
-
Les rentes viagères
lorsqu’elles ont été constituées par le demandeur,
son conjoint ou par
un enfant en faveur du demandeur pour se prémunir contre le
risque de
perte d’autonomie, ne sont pas prises en compte dans les ressources qui
servent à déterminer la participation du
bénéficiaire de l’APA.
Pour
plus d'informations
télécharger la fiche
info : "L'assurance
dépendance"
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Les aides au logement
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Attribuées
sous conditions de ressources, les aides au logement, versées
par la Caisse d'Allocations Familiales (CAF), permettent de
réduire les dépenses de logement en allégeant le
montant des
loyers (pour le locataire) et le
remboursement des
prêts conventionnés et prêts à l'accession
sociale (pour le propriétaire). Ce dernier point ne sera pas
développé ci-dessous.
L'Allocation
Personnalisée au Logement (APL)
L'aide
personnalisée au logement est versée aux locataires
habitant dans un logement conventionné. Elle ne peut être
versée que pour la résidence principale,
c'est-à-dire occupée au moins 8 mois dans l'année
par le bénéficiaire ou sa famille. Le logement doit
remplir les conditions des normes d'habitabilité.
Les
bénéficiaires :
Pour
avoir droit à l’APL il faut soit :
-
être un locataire
et payer un loyer, (pas d'APL si le logement est mis à
disposition gratuitement),
-
être
propriétaire et rembourser un ou plusieurs emprunts.
À noter :
Lorsque le propriétaire est un ascendant
(parent ou grand-parent) ou un descendant (enfant, petit-enfant) du
propriétaire, il ne peut prétendre à l'APL,
même si le loyer correspond au prix normal du marché.
Le montant :
Le
montant de l'APL est fonction d'un certain nombre de critères :
-
montant du loyer (hors charges) ou des remboursements,
-
ressources* du demandeur,
-
nombre de personnes
occupant le logement,
-
lieu de
résidence...
*
Par ressources, il faut entendre les revenus imposables perçus
au titre de l'année civile précédant celle de
l'ouverture du droit.
Sont prises en compte les revenus de
toutes les personnes qui ont
résidé dans le logement plus de 6 mois au cours de
l'année précédant la période de paiement ou
qui y logent encore au moment de la demande.
Vous
pouvez calculer le montant de l'APL sur le site Internet de la CAF : cliquez ici.
Le versement :
L'aide
est due le premier jour du mois civil suivant celui au cours duquel les
conditions d'octroi sont remplies. Elle
cesse d'être due à compter du 1er jour du mois civil au
cours duquel les conditions cessent d'être réunies. Il est possible de la
percevoir
au titre des 3 mois qui précèdent la demande, si la
preuve est établie que les conditions étaient remplies
antérieurement au dépôt du dossier.
L'APL
est versée pendant une période de 12 mois débutant
le 1er janvier, ou à
compter de l'ouverture du droit jusqu'au 31 décembre suivant.
Dans ce cas,
l'aide est calculée et attribuée proportionnellement au
nombre de mois pendant
lesquels le droit est ouvert.
À noter :
L'aide n'est pas versée directement au
locataire ou au propriétaire-accédant. Ce sont les
bailleurs et les établissements préteurs qui la
perçoivent. Les bénéficiaires n'ont plus
qu'à compléter le versement.
L'aide au logement familiale
(ALF) ou sociale
(ALS) sont versées
sous conditions de ressources. Elles sont attribuées aussi bien
aux locataires qu'aux propriétaires accédant aux
mêmes conditions que pour l'APL et concernent la résidence
principale du bénéficiaire.
Procédure : La
demande d'APL doit être retirée auprès de la CAF du
lieu de résidence (ou la Caisse de MSA si la personne
dépend du régime agricole). Le formulaire de demande peut
également être téléchargé sur le site
Internet des CAF.
L'aide au logement
Il
existe deux types d'allocations de logement, qui s'adressent à
des bénéficiaires différents :
Les conditions :
L'aide
au logement (AL) est versée sous conditions de ressources.
L’AL
ne peut être attribuée que si le logement répond
à certaines normes minimales d'habitabilité et de
superficie. Tous les logements construits après 1948 sont
présumés remplir ces conditions. Le logement peut
être vide ou meublé (logement foyer, appartement d'un
particulier,
maison de retraite...).
Les
bénéficiaires :
Elle
est
attribuée
aussi bien aux locataires qu'aux propriétaires dans le cadre d'une
accession à la propriété, aux mêmes
conditions que pour l'APL et concernent la résidence principale
du
bénéficiaire.
L'aide au logement familiale : L'ALF
est versée à condition :
L'aide au logement social :
Cette
aide est versée aux personnes qui ne peuvent pas
bénéficier de l'APL, ni de l'ALF.
Le montant :
Le
montant de l'allocation logement est fonction d'un certain nombre de
critères :
-
montant du loyer (hors charges) ou des remboursements,
-
ressources du demandeur,
-
nombre de personnes
occupant le logement,
-
lieu de
résidence...
Le versement :
Le
droit est ouvert à compter du premier jour du mois civil qui
suit celui au cours duquel la demande est déposée. L'aide
cesse d'être due à compter du 1er jour du mois civil au
cours duquel les conditions cessent d'être réunies. Comme
pour l'APL, si les conditions étaient réunies les 3 mois
précédents, une demande de versement rétroactif
peut être faite.
L'AL
est versée pendant une période de 12 mois débutant
le 1er janvier, ou à
compter de l'ouverture du droit jusqu'au 31 décembre suivant.
Dans ce cas,
l'aide est calculée et attribuée proportionnellement au
nombre de mois pendant
lesquels le droit est ouvert.
Procédure :
La
demande d'allocation de logement doit être retirée
auprès de la CAF du lieu de résidence (ou la Caisse de la
MSA si la personne dépend du régime agricole). Le
formulaire de demande peut également être
téléchargé sur le site Internet de la CAF : cliquez ici.
Où s'adresser :
Les
caisses d'allocations familiales en Isère :
Pour plus d'informations : www.caf.fr
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Les avantages fiscaux pour les
personnes âgées à domicile
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En
matière d'impôt sur les revenus, certaines dépenses
peuvent générer
soit des déductions, soit des réductions, soit des
crédits d'impôt.
L'emploi d'une aide à domicile
Les
sommes dépensées pour rémunérer une aide à
domicile donnent droit à une réduction d'impôt.
Les conditions
à remplir
La
personne peut être employée à
votre domicile ou dans votre résidence secondaire mais pas dans
une location de vacances.
- Vous
êtes
l'employeur : Vous devez alors déclarer le salarié
à la Sécurité sociale
ou à la Mutualité sociale agricole (MSA) s'il s'agit d'un
jardinier. Si
vous embauchez quelqu'un qui fait partie de votre foyer fiscal (un
enfant, par exemple, ou votre conjoint), vous n'avez pas droit à
la
réduction.
-
Vous n'êtes pas
l'employeur : L'aide à domicile
ou l'aide ménagère peut vous avoir été
procurée par votre centre
communal d'action sociale (CCAS) ou une association
agréée par l'État.
Peu importe, dans ce cas, que vous en soyez ou non l'employeur direct,
la
dépense engagée vous donne droit à la
réduction. Il en sera de même si
une entreprise privée, spécialisée dans les
tâches familiales ou
ménagères, agréée par l'État, vous
fournit une aide à domicile dont
elle reste l'employeur.
L'aide peut effectuer
toute tâche familiale ou ménagère. Il peut s'agir
d'une employée de maison, d'une femme de ménage, d'une
garde malade. Sont, en revanche, exclus les services résultant
d'une
prescription médicale, de réfection du logement ou de
dépannage.
Le
montant
de la réduction
Une
réduction d'impôt de 50
% des dépenses d'aide
à domicile supportées par le contribuable dans la limite de 12 000 €.
La réduction maximale est donc de 6 000 €.
Le plafond de dépenses est majoré de 1 500 € par enfant
à charge et pour chaque personne, membre du foyer fiscal,
âgée de plus de 65 ans et par ascendant de plus de 65 ans
dont on finance tout ou partie de l'aide à domicile, sans
pouvoir excéder au total 15 000 €.
Le
plafond de
dépenses est fixé
à 20 000 € par an
pour les contribuables qui étant eux-mêmes invalides ou
ayant à leur charge une personne invalide sont dans l'obligation
d'avoir recours à l'assistance d'une tierce personne ou si l'un
des
enfants
à charge donne droit au complément de l'allocation
d'éducation de l'enfant handicapé (AEEH).
Dans le montant des
dépenses sont pris en
compte :
-
les salaires
versés,
-
les cotisations
patronales et salariales
acquittées,
-
et éventuellement
les frais facturés
par l'association ou l'entreprise agréée qui vous a
procuré une aide dont vous restez l'employeur.
Lorsque la personne qui intervient
à votre domicile est
salariée d'une association ou d'une entreprise
agréée, la réduction d'impôt est
calculée à partir de sommes facturées par
l'organisme.
À noter :
Les allocations perçues (telle l'APA) doivent être
déduites du montant des dépenses d'aide à domicile.
L'adaptation du logement
Les
dépenses engagées entre le 1er janvier 2005 et le 31
décembre 2009, notamment pour effectuer des travaux d'adaptation
d'un logement pour une personne âgée ou handicapée
dans la résidence principale, donnent droit à un
crédit d'impôt.
Les conditions
Vous
pouvez profiter du bonus fiscal, que vous soyez
propriétaire, locataire ou occupant à titre gratuit.
Le
logement aménagé doit être la résidence
principale du contribuable qui finance la dépense, et non
nécessairement celle d'une personne âgée ou
handicapée. Le contribuable n'aura pas à prouver que
celle-ci y séjourne. Seules les caractéristiques des
équipements installés comptent.
Les travaux éligibles
Pour l'imposition des revenus 2008 (déclarés en 2009), le
crédit s'applique :
-
si les travaux ont
été effectués dans un
logement ancien, à condition que le règlement
définitif de la facture à l'entreprise ait
été acquitté au plus tard le 31 décembre
2007 (les équipements ont dû être fournis par
l'entreprise qui a procédé à leur installation) ;
-
si les
équipements ont été
intégrés à un logement neuf acquis entre le 1er
janvier et le 31 décembre 2007 ;
-
si les
équipements ont été
intégrés à un logement acquis en l'état
futur d'achèvement ou que l'on fait construire, et qui est
achevé au plus tard le 31 décembre 2007.
D'autres
travaux donnent droits à des crédits d'impôts :
-
les dépenses de
travaux de
protection contre les risques technologiques dans les zones couvertes
par un plan de prévention des risques technologiques (pour les
travaux prescrits dans le plan).
-
les dépenses
d'acquisition
d'un ascenseur électrique à traction (possédant un
contrôle avec variation de fréquence) neuf, s'il est
installé dans un immeuble collectif achevé depuis plus de
deux ans.
Le montant des crédits d'impôts
Le
crédit d'impôt porte sur le montant total de la
dépense TTC, c'est-à-dire le prix d'achat des
matériaux et les frais de main-d'œuvre correspondant à la
réalisation des travaux, tel qu'il apparaît sur la facture
de l'entreprise. Seule
exception, les ascenseurs électriques, pour lesquels
l'avantage fiscal est limité au coût de l'appareil, hors
main-d'œuvre.
Il
faut joindre à votre déclaration de revenus (sauf
télé-déclaration) la
facture de l'entreprise
émise et acquittée au plus tard le 31 décembre
2007, ou, le cas échéant, une attestation du constructeur
ou du vendeur du logement dans lequel s'intègrent les
équipements.
Toutes
les dépenses sont prises en compte dans la limite d'un
plafond : pour la période du 1er janvier 2005 au 31
décembre 2009, il est de 5 000 € pour une personne seule et de
10 000 € pour un couple marié ou lié par un Pacs, plus
400 € par personne à charge, 500 € pour le deuxième
enfant et 600 € à partir du troisième.
Si
vous avez perçu une subvention pour vous aider à
financer les frais, il faut la déduire de votre dépense.
Un crédit
d'impôt de :
-
15 % pour les
acquisitions de chaudières à basse
température dans une résidence principale achevée
depuis plus de deux ans ;
-
25 % pour les
acquisitions de chaudières à condensation
dans une résidence principale achevée depuis plus de deux
ans ;
-
25 % pour les
acquisitions de matériaux d'isolation thermique et
d'appareils de régulation de chauffage dans une résidence
principale
achevée depuis plus de deux ans ;
-
40 % pour le coût
des équipements de production
d’énergie utilisant
une source d’énergie renouvelable ou des pompes à chaleur
dont la
finalité essentielle est la production de chaleur dans un
logement
achevé ou acquis neuf ou en l'état futur
d'achèvement.
Pour
ces quatre types de dépenses, les montants ouvrant droit au
crédit d'impôt sont de :
| Pour un
célibataire |
Pour un couple |
| 8 000 € |
16 000 €
(+ majorations familiales) |
Entre
le 1er janvier 2005
et le 31 décembre 2009, le
crédit d'impôt est de :
-
25 % pour les
installations et remplacements d'équipements
spécialement
conçus pour les personnes âgées ou
handicapées dans un logement achevé,
acquis neuf ou en état futur d'achèvement ;
-
15 % pour les travaux de
prévention des risques technologiques
(aucune condition d'ancienneté n'est exigée) ;
-
15 % pour les acquisitions
d'ascenseurs pour les immeubles collectifs
achevés depuis plus de deux ans.
Pour
ces
trois types de dépenses, les montants ouvrant droit au
crédit d'impôt sont de :
| Pour une personne seule |
Pour un couple |
| 5 000 € |
10 000 €
(+ majorations familiales) |
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Les aides facultatives ou
secours
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Différents
organismes peuvent vous aider ponctuellement. Certaines aides
peuvent se cumuler, d'autres non.
À noter : Certaines aides financières ne sont
obtenues que sur devis (avant la réalisation des travaux ou
l'acquisition du matériel ...).
Le centre communal d'action sociale
Des aides peuvent
être attribuées par le centre communal d’action sociale
(CCAS). Elles peuvent prendre différentes formes, en fonction du
motif de la demande :
-
aide financière
pour des factures impayées,
-
secours alimentaire :
chèques d’accompagnement personnalisé, banque
alimentaire, restos du cœur...
-
aides aux vacances.
Lors de l’entretien, le
CCAS vous oriente vers le service social des différents
organismes (CPAM, Caisses de retraite, CRAM, CAF), qui pourrait vous
accorder un secours (pour les factures d'eau,
d'électricité, en cas d'impayés de loyer... ).
Les caisses de retraite
Ces aides ponctuelles
ont pour but de contribuer au maintien à domicile de
retraités qui rencontrent des difficultés dans la gestion
de leur budget :
-
En raison d’une
situation de précarité, d'insuffisance de revenus
:
l'aide financière
exceptionnelle doit participer à équilibrer le budget,
apurer une
dette...
-
En raison d’une
situation de dépendance, afin de faciliter notamment :
- l'acquisition
d'équipements nécessaires à la dépendance ;
- l'accès
à un logement mieux adapté ou plus proche de l'entourage
familial ;
- les
courts séjours ou hébergements collectifs temporaires en
relais des aidants habituels.
Les aides sont
attribuées à titre exceptionnel et soumises à
l'examen d'une commission.
Où s'adresser :
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