GUIDE PRATIQUE
 
 à l'intention des retraités,
des personnes âgées et de leurs familles.

Chapitre 3 - L'ACCUEIL EN ETABLISSEMENT

 
Les aides financières en établissement (3.2)

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LEXIQUE : cliquez ici
ABRÉVIATIONS et SIGLES cliquez ici

Les différentes formes d'hébergement collectif : cliquez ici

Les foyers logements (EHPA)

Les maisons de retraite (EHPAD)

Les unités de soins de longue durée (USLD)

Les unités psycho-gériatriques (UPG)

Les résidences avec services

L'accueil familial

L'accueil de jour

L'accueil temporaire

Les questions à se poser avant de choisir un établissement d'accueil : cliquez ici

Pourquoi opter pour une vie en collectivité ?

Où trouver des conseils ?

Quelles sont les caractéristiques de l'établissement ?
Vers quels types d'établissement s'orienter (statuts des établissements)
Quelles sont les ressources à consacrer pour financer l’établissement ?

Les aides financières en établissement : 

Les aides au logement

L'APA en établissement

L'aide sociale à l'hébergement

Les aides des caisses de retraite

Les réductions et exonérations d'impôt

L'assurance dépendance

Conseils et infos pratiques : cliquez ici

Comment bien choisir la structure ? Les questions à vous poser ?

Les priorités d'admission

L'inscription en établissement (procédure)

Le bilan d'orientation du CPA

L'évaluation de la dépendance

La tarification des établissements (triple tarification et les tarifs)

Les centrales de réservation

Les droits des résidents et les outils (Conseil de la vie sociale, livret d'accueil...)

        L'admission dans l'établissement, comment vous préparer ?

Le personnel dans l'établissement : cliquez ici

Le directeur d'établissement

Le médecin coordonnateur

L'infirmier

L'aide soignant

L'aide médico-psychologique (AMP)

Le psychologue

L'animateur

L'art-thérapeute

Le diététicien

Le masseur-kinésithérapeute

Le pédicure-podologue

Le psychomotricien



Les aides financières en établissement


Les aides au logement


Vous pouvez bénéficier de l'Allocation Logement Sociale (ALS) ou Aide Personnalisée au Logement (APL), si vous êtes hébergé en foyer logement, maison de retraite ou long séjour conventionné avec la Caisse des Allocations Familiales (CAF).

Le calcul de cette aide est basé sur le montant annuel des ressources perçues. Son montant dépend aussi des charges demandées pour l’hébergement, du type d’établissement et du lieu de son implantation.

Où s'adresser :

Aux caisses d'allocations familiales de l'Isère : www.caf.fr

  • Caf de Grenoble
    38100 Grenoble
    3 rue des Alliés
    N° à tarif spécial  : 0 820 25 38 10
    fax : 04 76 20 60 65

  • Caf de Vienne
    1 montée St Marcel
    38200 VIENNE
    N° Indigo®  : 0 820 25 38 20

A la Mutualité Sociale Agricole (MSA) : www.msaalpesdunord.fr

MSA des alpes du nord
5 place Gustave Rivet

38000 Grenoble
Tél. : 04 76 88 76 00

À noter : Renseignez-vous auprès de l'établissement, certains s'occupent des dossiers. Si ce n'est pas le cas, celui-ci vous renseignera sur le dossier à faire ; selon le type de convention de la structure : Allocation logement (AL) ou Allocation Personnalisée au Logement (APL). 

L'APA en établissement


Conditions :

Pour bénéficier de l'APA en établissement il faut :

  • être âgé de 60 ans ou plus, 

  • être en situation de perte d'autonomie (GIR 1 à 4),

  • résider de façon stable et régulière en France.

Il faut également vivre :

  • en maison de retraite (EHPAD),

  • en Unité de Soins de Longue Durée (USLD).

Cas particuliers : Les résidents des structures de moins de 25 places et des logements-foyers, les personnes âgées qui vivent en domicile collectif, dans des appartements regroupés à services partagés ou chez des particuliers dans le cadre de l’accueil familial, relèvent de l’APA à domicile.

Dans ces cas, le  plan d’aide de l'APA à domicile, prendra  en compte, en priorité, le tarif dépendance de la structure et dans la limite du montant par GIR, d’éventuelles prestations extérieures (frais de personnel ou frais annexes).

À noter : L'attribution de l'APA n'est pas liée à une condition de ressources. Toutefois, vos ressources sont prises en compte lors du calcul du montant de l'APA qui vous est attribué.

Que peut-on financer avec l'APA ?

L’APA en établissement sert à couvrir une partie du « tarif dépendance » facturé par l’établissement pour la prise en charge des dépenses liées à la dépendance.

 Le montant de l'APA en établissement

Le montant de l'APA en établissement est calculé en fonction :

  • de votre niveau de perte d'autonomie (l'APA est attribuée au GIR 1 à 4),

  • du tarif dépendance en vigueur dans l'établissement d'accueil,
  • de vos ressources.

Contrairement à l’APA à domicile, l’instruction de l’APA en établissement ne donne pas lieu à l’élaboration d’un plan d’aide.

Pour les personnes classées en GIR 1 à 4, l’APA en établissement prend en charge le tarif dépendance de l’établissement correspondant au GIR du résident, diminué :

  • du montant du GIR 5-6 (acquitté par tous les résidents de l’établissement, quels que soient leurs ressources et leur GIR) ;

  • d’une participation financière du bénéficiaire suivant ses ressources, appelée ticket modérateur.

En résumé :

Ressources mensuelles Ticket modérateur
Inférieures à 2 251,79 € La participation du bénéficiaire correspond uniquement au tarif dépendance pour les GIR 5-6 de l’établissement
entre 2 251,79 € et 3 464,29 € par mois La participation est progressive et varie entre 20 % et 80 %
du montant de l’APA
supérieures à 3 464,29 par mois est égal à 80 % du montant de l’APA

Caractéristiques de l'APA en établissement :

L'APA n'est pas imposable sur le revenu.

Le cumul de l’APA et de l’aide sociale à l’hébergement est possible.

L’APA en établissement est versée directement à l’établissement, sauf refus exprès du bénéficiaire.

L’APA peut être attribuée à l’un ou aux deux membres du couple. Dans ce cas, pour la détermination du (ou des) ticket(s) modérateur(s), les ressources mensuelles du couple sont divisées par 2.

Minimum garanti : Pour les couples dont l'un réside en établissement, l'autre à domicile, la somme minimale laissée à disposition de la personne hébergée est de 76 € par mois (égale à un centième du montant annuel du minimum vieillesse). La somme réservée au membre du couple resté à domicile s'élève à 633,12 €.

Ouverture des droits : En établissement, l'APA est versée dés le dépôt du dossier de demande complet.

Où s'adresser : Conseil général de l'Isère
                                17-19 rue Commandant l’Herminier
                                38022 Grenoble  Cedex 1
                                Tél. : 04 76 00 31 29
                                www.cg38.fr

Pour plus d'informations télécharger la fiche info : "L'APA en établissement"icone pdf

L'aide sociale à l'hébergement

Toute personne âgée qui ne dispose pas de ressources suffisantes, avec l'aide des obligés alimentaires, pour assurer ses frais d'hébergement en établissement peut solliciter une prise en charge au titre de l'aide sociale.

La prise en charge des frais d'hébergement se fait pour :
  • les maisons de retraite publiques ou privées habilitées à l'aide sociale ;
  • les unités ou centre de soins de longue durée ;
  • les foyers-logements ;

  • les familles d'accueil agréées par le Conseil général.
Cette aide ne peut être effective qu’à deux conditions :
  • l’établissement doit être habilité par le Conseil général à recevoir des bénéficiaires de l’aide sociale,
  • les membres de la famille (tenus à l’obligation alimentaire) ne peuvent assurer le règlement des frais d’hébergement.

 Définition

L'aide sociale est l'ensemble des aides apportées, en vertu d'une obligation légale par la collectivité publique, aux personnes qui ne peuvent, faute de ressources suffisantes, pourvoir à leur entretien ou aux soins qu'exigent leur état.

L'aide sociale est :

  • Une aide subsidiaire qui n'intervient qu'en complément des ressources (retraites et capitaux) de la personne et des obligés alimentaires.

  • Une avance : les sommes versées sont, selon la ou les formes d'aides perçues, récupérées par le département.
  • Une aide obligatoire que la collectivité publique est tenue d'accorder à toute personne dans le besoin.

Conditions d'attribution de l'aide sociale

Cinq conditions sont nécessaires pour bénéficier de l'aide sociale à l'hébergement :

  • être âgé de 60 ans ;

  • avoir des ressources inférieures au montant du prix de journée de l'établissement ou de la famille d'accueil ;
  • les membres de la famille soumis à l'obligation alimentaire ne doivent pas être en mesure de payer la totalité des frais d'hébergement ;

  • être français ou résider en France, les étrangers doivent disposer d'un titre de séjour régulier ;
  • être hébergé dans une famille agréée ou un établissement habilité à recevoir des personnes bénéficiant de l'aide sociale.

À noter : Toutes les ressources de la personne âgée sont prises en compte, à l'exception de la retraite d'ancien combattant et des pensions attachées aux distinctions honorifiques.

Contribution du bénéficiaire

L'aide sociale prend en charge les frais d'hébergement selon la base suivante :

  • 90 % de vos ressources sont affectés au paiement de l'hébergement, les 10 % restant sont laissés pour votre usage personnel ;

  • la participation éventuelle des obligés alimentaires vient compléter ce versement ;
  • la différence restant due est prise en charge par l'aide sociale.

À noter : Le montant de l'impôt sur le revenu est soustrait de la contribution de la personne âgée ;

Les aides au logement sont intégralement versées à l'établissement.

La somme minimale laissée à la disposition des personnes âgées accueillies au titre de l'aide sociale dans un établissement est fixé, au 1er janvier 2008, à :

  • 75 € par mois,

  • 150 € par mois pour les personnes disposant de capitaux mobiliers (Livret A) d'un montant inférieur à 7 537,20 €.

À noter : Au décès du bénéficiaire les sommes versées au titre de l’aide sociale sont récupérées sur la succession.

Le service d’aide sociale aux personnes âgées peut participer aux frais de séjour d’une personne âgée dans un établissement non agrée à l’aide sociale si :
  • l’intéressé y a séjourné à titre payant pendant une durée de cinq ans,

  • lorsque ses ressources ne lui permettent plus d’assurer son entretien.
Le service d’aide sociale ne peut pas, dans cette hypothèse, assumer une charge supérieure à celle qu’aurait occasionnée le placement de la personne âgée dans un établissement public le plus proche, délivrant des prestations analogues.

Où s'adresser : à la mairie (ou au CCAS) de votre commune.
                           au service "aides sociales" du Conseil général de l'Isère : Tél. 04 76 00 38 38
                           à l'Udiage Tél. 04 76 03 72 60 (le matin) ; E-mail : contact@udiage.org 

Pour plus d'informations télécharger les fiches info :

"L'Aide sociale en établissement"icone pdf
"L'Aide sociale à l'hébergement"icone pdf (Fiche info plus)
"L'Aide sociale en foyer logement"icone pdf

Définition

Obligation alimentaire :

Le Code Civil prévoit que les proches des personnes âgées ont l'obligation, lorsque celles-ci n'ont pas de ressources suffisantes, de leur apporter une assistance, dite "obligation alimentaire". En d'autres termes, il s'agit pour les membres de la famille qui en ont les moyens (les débiteurs) de venir en aide aux membres proches qui sont dans le besoin (les créanciers).

Pour certaines prestations, l'examen du droit à l'aide sociale s'effectue au regard de l'obligation alimentaire. C’est-à-dire l'Etat, le Conseil général supplée à l'insuffisance des ressources du bénéficiaire mais sollicite dans le même temps tous ceux qui, vis-à-vis de ce dernier, sont tenus à l'obligation alimentaire.

La collectivité demande la participation des obligés alimentaires avant de décider toute participation de l’aide sociale. Elle agit soit en complément si besoin est, soit en totalité s'il n'y a pas d'obligés alimentaires ou si ceux-ci sont insolvables.
 

A qui est due l'obligation alimentaire ?

Aux personnes qui sont en mesure de justifier "d'un état de besoin", c'est-à-dire dans l'impossibilité d'assurer leur subsistance ou les frais d’accueil en établissement ou dans une famille d’accueil agréée.

Conditions

Deux conditions doivent donc être remplies :
  • la personne qui demande le bénéfice doit être dans le besoin (c'est-à-dire dans l'impossibilité de pourvoir à sa subsistance),
  • l'obligé alimentaire doit avoir les moyens financiers de lui venir en aide.

Qui est concerné par l’obligation alimentaire ?

Sont tenus à l'obligation alimentaire :

  • les conjoints entre eux,
  • les enfants, petits-enfants envers leurs grands-parents et parents,

  • les gendres et les belles-filles envers leurs beaux-parents.

L'obligation alimentaire est réciproque. Les parents et grands-parents sont tenus à l'obligation alimentaire envers leurs enfants ainsi que les beaux-parents envers leurs gendres et belles-filles.

Les frères et sœurs et les beaux-frères et belles-sœurs entre eux, ne sont pas soumis à l’obligation alimentaire.

À noter : Dans le département de l'Isère, dans le cadre d'une demande de prise en charge au titre de l'aide sociale aux personnes âgées, l'obligation alimentaire ne s'étend pas aux petits-enfants. Les ascendants ne sont pas non plus sollicités.

> Seuls les enfants et le conjoint sont sollicités. 

Exception

Un enfant qui a été négligé par ses parents, en particulier les enfants qui ont été retirés de leur famille durant une période de 36 mois cumulés au cours des 12 premières années, sont de droit dispensés de leur obligation alimentaire (sous réserve d'une décision contraire du juge aux affairex familiales).

Quand l’obligation alimentaire prend-elle fin ?

  • Au décès de l’époux qui créait l’alliance et à condition qu’il n’existe pas d’enfant né du mariage ;

  • en cas de divorce ;

  • au décès du bénéficiaire.

À noter : Le non-respect de l'obligation alimentaire est sanctionné pénalement par le délit d'abandon de famille.

Obligation alimentaire et impôt sur le revenu :

La pension versée dans le cadre de l'obligation alimentaire est déductible des revenus. Vous devez pouvoir justifier du montant des sommes versées.

Pour plus d'informations télécharger la fiche info : "L'obligation alimentaire en Isère"icone pdf

Définition

Récupération de l'aide sociale en Isère

Le recours sur la succession du bénéficiaire de l'aide sociale à l'hébergement s'exerce au premier euro, dans la limite de 90 % de l'actif net successoral.*

* L’actif net successoral : C'est le patrimoine laissé par le défunt, après règlement de ses dettes personnelles. Il correspond à l'évaluation au jour du décès, de l'ensemble des biens appartenant au défunt, après déduction du passif de la succession.

A noter : La récupération peut être reportée, en tout ou en partie, au décès du conjoint survivant. Dans ce cas, le Président du Conseil général demande une hypothèque. Depuis le 1er janvier 2006, le recours sur succession n'est pas mis en oeuvre si la durée de prise en charge par l'aide sociale est inférieure à six mois.

Les conséquences de l'admission à l'aide sociale à l'hébergement
pour les personnes âgées en Isère
Intervention des obligés alimentaires Hypothèque Récupération sur les successions et les légataires universels ou à titre universel Récupération sur les donataires Récupération sur les légataires à titre particulier
OUI OUI OUI
Récupération au premier euro
OUI
Récupération au premier euro
OUI
Récupération au premier euro

Les différents recours

Recours contre le donataire (personne qui a reçu une donation provenant du bénéficiaire de l'aide sociale). Il est mis en oeuvre lorsque la donation est intervenue après la demande d'aide sociale ou 5 ans avant.

Recours sur le légataire à titre particulier (personne qui a reçu un bien déterminé). Il s'exerce dès le premier euro et jusqu'au montant des biens légués au jour de l'ouverture de la succession.

Recours sur le légataire universel (personne à qui le bénéficiaire de l'aide sociale a légué la totalité de son patrimoine) ou à titre universel (personne à qui le bénéficiaire de l'aide sociale a légué une partie de son patrimoine). Il s'exerce selon les modalités fixées pour le recours sur la succession.

Les différents legs

Le legs : lorsqu'une personne lègue la totalité de son patrimoine sans distinction (mobilier et immobilier).

Le legs universel conjoint : Lorsque la personne décide de léguer l'ensemble de ses biens à plusieurs légataires universels, sans désigner la partie. Lors de la succession, ils auront chacun les mêmes droits et obligations.

Le legs à titre universel : Lorsque la personne désire léguer une partie ou une quote-part de son patrimoine, lors de la succession, le légataire à titre universel est engagé à concurrence de son legs.

Le legs à titre particulier : Lorsqu'une personne lègue un bien déterminé, il n'y a aucun engagement pour le légataire à titre particulier lors de la succession.


Pour plus d'informations télécharger la fiche info : "Les conséquences de l'admission à l'aide sociale en Isère"icone pdf

 

Tableau récapitulatif des aides

  Conditions de ressources Conditions de dépendance Superficie du lieu de résidence Obligation alimentaire exercée Récupération sur la succession
Aides au logement Oui Non Oui Non Non
APA en établissement Non (pas de plafond de ressources excluant mais ticket modérateur fonction des ressources) Oui Non Non Non
Aide sociale à l'hébergement Oui Non Non Oui Oui

Haut de page

Les aides des caisses de retraite

Certaines caisses de retraite, de mutuelles ou de prévoyance peuvent participer aux frais d’hébergement.

Renseignez-vous auprès du service social de vos caisses afin de connaître les aides éventuelles.

Les réductions et exonérations d'impôts

 Les réductions d'impôts

Les personnes qui vivent en établissements bénéficient d'une réduction d'impôt de 25 % des dépenses liées à la dépendance et à l'hébergement que l'établissement ait signé ou non une convention tripartite. 

La réduction d'impôt est plafonnée à 10 000 € par an et par personne hébergée. La réduction maximale est donc de 2 500 € par personne. Ainsi un couple marié accueilli en établissement peut bénéficier d'une réduction d'impôt maximale de 5 000 € (10 000 x 2 x 25 %).

La réduction d'impôt ne s'applique qu'aux dépenses liées à la dépendance et à l'hébergement effectivement supportées par le contribuable. Il convient donc de déduire le montant de l'allocation personnalisée d'autonomie (APA), de l'allocation logement, de l'aide sociale à l'hébergement.

 Les exonérations

Taxe foncière sur les propriétés bâties

Les personnes de plus de 75 ans au 1er janvier de l’année d’imposition sont exonérées, si elles vivent seules (ou avec leur conjoint) et si leurs revenus n’excèdent pas un plafond, fixé pour 2007 à 9 437 € pour la première part de quotient familial et 2 520 € pour chaque demi-part supplémentaire.

Cette exonération s’applique uniquement aux résidences principales. L’exonération de taxe foncière n'est donc plus maintenue pour les personnes qui résident en maison de retraite.

Taxe d’habitation

Les personnes âgées de plus de 60 ans, aux revenus modestes peuvent bénéficier d'office, d'une exonération totale de leur taxe d'habitation pour leur résidence principale.
Le montant du revenu fiscal de référence de l'année précédente ne doit pas excéder certaines limites (fixé en 2007 à 9 560 € pour la
première part de quotient familial, majorée de 2 553 € pour chaque demi-part supplémentaire).

Les personnes résidant en maison de retraite ne peuvent donc plus en bénéficier : leur domicile, même si elles en ont conservé la jouissance, ne constitue plus leur habitation principale.

Toutefois, lorsqu’elles remplissent les conditions requises pour bénéficier des exonérations et dégrèvements, ces personnes peuvent, sur réclamation adressée aux services fiscaux, obtenir la remise gracieuse de leur taxe d’habitation d’un montant égal à celui qui leur aurait été accordé si elles avaient continué à occuper leur logement.

L'assurance dépendance

Le coût d'un hébergement en établissement est élevé. Bien souvent, la retraite et le patrimoine personnel, auxquels s'ajoute l'allocation personnalisée d'autonomie, ne suffisent pas pour couvrir les dépenses supplémentaires engendrées par la perte d'autonomie.

Si les ressources mensuelles sont insuffisantes pour faire face aux dépenses, et si l'on veut s'assurer de ne pas devoir recourir à l'aide financière ou matérielle de ses enfants et petits-enfants ou à l’aide sociale (récupérable sur la succession) seule la prévoyance individuelle peut répondre à ce besoin. Il existe des formules d’assurance qui ouvrent droit au versement d’une rente en fonction de l’état de dépendance dûment constaté, et du niveau de prestation prévu au contrat. Il s’agit des contrats d’assurance dépendance.

Dès lors que l'état de dépendance est reconnu (évalué par la capacité à effectuer, ou non certains actes essentiels de la vie courante), l'assureur verse une rente mensuelle jusqu’au décès de l’assuré, ou un capital.

 Les différents contrats

Les contrats de prévoyance : Ils couvrent uniquement le risque de dépendance. Si l’assuré reste en bonne santé, les sommes versées ne sont pas récupérées.

Les contrats d'épargne dépendance : Ils permettent le versement d'une rente viagère majorée en cas de dépendance. Ils ne sont pas à fonds perdus. Lorsque l’assuré décède sans avoir été dépendant ou lorsque tous les capitaux n’ont pas été convertis en rente dépendance, les fonds disponibles peuvent être versés aux bénéficiaires désignés au contrat. Cette transmission s’effectue, généralement, en franchise des droits de succession puisque ce sont souvent des contrats d’assurance vie.

 Les garanties proposées pour les contrats d'assurance dépendance

L’assureur peut prendre en charge l’une ou les deux garanties suivantes :

La dépendance totale : La personne assurée se trouve dans l’incapacité d’accomplir seule et de manière constante 3 des 4 actes ordinaires de la vie : s'alimenter, se laver, s'habiller et se déplacer. Lorsque l'état de dépendance totale est reconnu, le versement de la rente s'effectue à hauteur de 100 % du montant prévu par le contrat.

Attention aux exclusions : une perte d'autonomie consécutive à la pratique de certains sports peut ne pas être prise en charge par les assureurs.

La dépendance partielle : Lorsque la personne assurée est dans l’impossibilité permanente d’effectuer, sans l’assistance de quelqu’un, 2 des 4 actes répertoriés ci-dessus (par exemple : le fait d'avoir besoin d'aide pour se lever, se coucher et effectuer quelques activités comme la préparation des repas...).

Assurance dépendance et Allocation Personnalisée d'Autonomie (APA)

Les prestations de l’assurance dépendance peuvent se cumuler avec l’APA.

Les rentes viagères lorsqu’elles ont été constituées par le demandeur, son conjoint ou par un enfant en faveur du demandeur pour se prémunir contre le risque de perte d’autonomie, ne sont pas prises en compte dans les ressources qui servent à déterminer la participation du bénéficiaire de l’APA.

Assurance dépendance et avantages fiscaux

La rente n’est soumise ni à l’impôt sur le revenu (non imposable), ni aux prélèvements sociaux.

Les contrats d’assurance dépendance sont exonérés de la taxe sur les conventions d’assurance.

Pour plus d'informations télécharger la fiche info : "L'Assurance dépendance"icone pdf