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GUIDE PRATIQUE
à l'intention des
retraités,
des personnes âgées et de leurs familles.
Chapitre 5 - L'ACCES AUX DROITS
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Les
régimes de protection
La sauvegarde de justice
La curatelle
La tutelle
La tutelle aux
prestations sociales
Renseignements
divers
La Couverture Maladie
Universelle (CMU)
L'aide juridictionnelle
La retraite de
réversion
La carte
d'invalidité
Le minimum
vieillesse - l'Allocation de Solidarité aux personnes
Agées (ASPA)
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Les régimes de protection
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En
principe, toute personne devient majeure à l'âge de 18 ans
et le demeure jusqu'à sa mort. Mais tout majeur " qu'une
altération de ses
facultés personnelles met dans l'impossibilité de
pourvoir seul à ses intérêts " peut
être protégé par la loi.
Si un
majeur devient
inapte à prendre soin de lui-même ou
à administrer ses biens, par suite :
il est possible de demander l’ouverture d’un
régime de protection pour ce majeur.
La loi
permet de mettre sous protection une personne âgée,
en cas d'altération :
-
soit
de ses facultés mentales dues à l'âge ou
à
la maladie (désorientation
spatio-temporelle, troubles de la mémoire, etc.), qui risque de
se
trouver confrontée à des problèmes d'ordre
juridique soit par ses
propres actes (actes irraisonnés - comme vendre sa maison ou
distribuer son argent de façon inconsidérée sans
possibilité de
recours), soit par abus de tierce personne à son encontre. Elle
peut
être également victime de personnes mal
intentionnées, proches ou non,
qui pourraient abuser de la situation ;
- soit
de ses facultés corporelles qui
l'empêchent d'exprimer sa volonté (coma,
hémiplégie, etc.).
Les
régimes de protection visent :
selon le besoin de protection de la personne
et son degré d’inaptitude.
Le régime de protection est choisi en
tenant compte des
capacités de la personne en vue de préserver le plus
possible son autonomie.
Pour
plus d'informations
télécharger la fiche
info :
Où
s'adresser ?
Au tribunal
d'instance dont vous
dépendez :
| Tribunal
d'Instance |
Coordonnées |
Compétences
territoriales |
| Bourgoin-Jallieu |
10, rue
Tribunal
38300 BOURGOIN JALLIEU
Tél.
: 04 74 28 89
29
Fax : 04 74 28 64 07 |
Cantons de
: Bourgoin-Jallieu nord, Bourgoin-Jallieu sud, Crémieu, Le
Grand-Lemps, Morestel, Le Pont-de-Beauvoisin, Saint Geoire en Valdaine,
La Tour du Pin, Virieu. |
| Grenoble |
Place
Firmin Gautier
38000 GRENOBLE
Tél. : 04 38 21 21 21 |
Cantons de
: Allevard, Le Bourg d'Oisans, Domène, Echirolles-est,
Echirolles-ouest, Eybens, Fontaine-Sassenage, Fontaine-Seyssinet,
Goncelin, Grenoble (I, II, III, IV, V et VI), Meylan, Saint
Egrève, Saint Ismier, Saint Laurent du Pont, Saint Martin
d'Hères-nord, Saint Martin d'Hères-sud, Le Touvet, Vif,
Villard de Lans, Vizille et Voiron |
La
Mûre
|
24, place
Perrouzat
38350 LA MURE
Tél. : 04 76 81 50 40
Fax : 04 76 81 50 41 |
Cantons de
: Clelles, Corps, Mens, Monestier de Clermont, La Mure, Valbonnais. |
| Saint
Marcellin |
5, bd
Gambetta
38160 SAINT MARCELLIN
Tél. : 04 76 38 13 96
Fax : 04 76 38 23 51 |
Cantons de
: Pont-en-Royans, Rives, Roybon, Saint-Etienne-de-Saint-Geoirs, Saint
Marcellin, Tullins, Vinay. |
| Vienne |
27, rue
Bourgogne
38200 VIENNE
Tél. : 04 74 78 83 83
Fax : 04 74 78 83 84 |
Cantons de
: Beaurepaire, La Côte Saint André, Heyrieux, L'Isle
d'Abeau, Pont de Chéruy, Roussillon, Saint Jean de Bournay, La
Verpillière, Vienne nord, Vienne sud.
|
Pour plus
d'information :
Contacter
la maison de la justice et du
droit
La maison de la justice et du droit
constitue un lieu d'accès au droit (accueil, aide, information,
consultation...) pour le public.
| La maison de la justice et du droit
|
Coordonnées |
| de Grenoble |
Le
polynôme,
25, avenue de Constantine
38100 Grenoble
Tél. : 04 38 49 91 50
Fax : 04 38 49 91 56 |
| de Villefontaine |
Place du 11
Novembre 1918
Le Village
38090 Villefontaine
Tél. : 04 74 96 94 67
Fax : 04 74 96 86 23 |
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La sauvegarde de justice
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La
sauvegarde de justice est un régime de protection temporaire,
deux mois renouvelables trois fois, des personnes dont les
facultés mentales sont altérées par une maladie,
une infirmité ou un affaiblissement dû à
l'âge.
C'est aussi une mesure d'urgence. Le plus
souvent, le juge des tutelles ordonne une sauvegarde de justice s'il a
été saisi par la famille ou par un tiers d'une demande de
mise sous tutelle ou curatelle. L'instruction d'un dossier de tutelle
ou
curatelle pouvant durer jusqu'à 6 mois, la sauvegarde de justice
apparaît alors comme une mesure d'urgence temporaire
destinée à protéger sans attendre la personne
affaiblie.
Qui peut faire
l'objet d'une mise sous sauvegarde de justice ?
Tout adulte présentant une
altération de ses
facultés personnelles le mettant dans l'incapacité de
pourvoir seul à ses intérêts. La raison de cette
incapacité peut être une altération mentale
(maladie, infirmité) ou une altération corporelle
(affaiblissement dû à l'âge, handicap) mais la
plupart des actes de la vie quotidienne doivent pouvoir être
effectués seul.
Qui peut demander une
sauvegarde de justice ?
-
la personne
elle-même ;
- un membre de la famille ;
-
les
services sociaux ;
- les proches ;
-
les
médecins ;
- le Procureur de la République ...
La
sauvegarde de justice peut être prise :
La demande
de sauvegarde est prise :
Les types de demande
:
-
Judiciaire
: Elle est décidée par le juge des tutelles, au Tribunal
d'Instance du
lieu de résidence de la personne, en particulier s'il est saisi
d'une
demande de mise en tutelle ou curatelle nécessitant
préalablement une
mise immédiate sous sauvegarde de justice.
- Médicale
: Toute demande doit être accompagnée d'un certificat
médical et
adressée au procureur de la République. Aucun juge ne
prendra une
décision sans l'avis du médecin traitant. La sauvegarde
de justice ne
nécessite en principe ni expertise, ni jugement. La sauvegarde
médicale
est demandée par le médecin traitant de la personne
déficiente, qui
effectue une déclaration auprès du procureur de la
République (Tribunal
de Grande Instance) du lieu où elle est traitée. Cette
déclaration doit
être confirmée par un médecin spécialiste.
Le procureur ne peut refuser
la demande, si ces conditions sont respectées. Une sauvegarde de
justice par voie médicale est d'une durée de deux mois,
éventuellement
renouvelable plusieurs fois par périodes de six mois. Le
médecin
traitant peut mettre fin à la sauvegarde par simple
déclaration, et le
Procureur de la République peut ordonner sa radiation s'il
estime
qu'elle n'est plus justifiée.
Les recours :
Cette mesure provisoire permet notamment de
faire annuler les actes préjudiciables du majeur qu'il aurait
passés avant d'être sous tutelle ou sous curatelle. Les
actes passés et engagements contractés peuvent être
annulés ou réduits, si excès, sans qu'il soit
nécessaire de prouver un trouble mental au moment de l'acte.
Les conséquences
:
La personne protégée garde ses
droits civiques (droits de vote), peut retirer de l'argent ou effectuer
des paiements par chèque...) et demeure libre d'administrer ses
biens comme elle l'entend.
La durée :
Cette mesure ne peut être que
limitée dans le temps, 2 fois, un renouvellement est possible
pour une durée de 6 mois.
Si une procédure de mise sous
curatelle ou tutelle est lancée, la mesure de sauvegarde de
justice est maintenue tant que ce jugement n'est pas rendu. La
sauvegarde de justice peut donc être une " mesure d'attente ",
pendant la mise en place d'un régime de protection plus lourd ou
une simple protection transitoire d'une personne devant,
ponctuellement, être aidée dans sa vie administrative et
financière (pendant sa convalescence à la suite d'un
accident, par exemple).
La procédure :
La demande doit être effectuée
au secrétariat du tribunal d'instance, sur formulaire
imprimé, accompagné d'un certificat médical et
d'un extrait d'acte de naissance.
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de
page

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La curatelle
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La
curatelle dote une personne majeure d'un " curateur " quand elle risque
d'accomplir des actes qui peuvent lui nuire. Sous curatelle, une
personne âgée dépendante peut ne pas être
dépossédée de ses droits.
Types de
curatelle :
Selon la formule choisie, le juge
établit une liste qui autorise certains actes et en interdit
d'autres :
-
Curatelle
simple : La personne âgée dépendante peut
agir seule pour les actes de
la vie courante : utiliser son chéquier, toucher sa retraite ou
les revenus de ses placements, mais ne peut rien décider qui
touche à
la composition de son patrimoine (vente d'appartement, emprunt,
donation, etc.).
- Curatelle
aménagée : Le juge tente de lister l'espace de
liberté laissé à une personne dépendante.
-
Curatelle
renforcée : Le curateur commence déjà
à se substituer à la personne
protégée : il touche les revenus à sa place,
effectue les dépenses
principales... il gère à la place de la personne
empêchée. Tout
excédent devra être versé sur un compte ouvert
à cet effet. Le curateur
doit rendre compte de sa gestion une fois par an au juge.
- Curatelle
spéciale : Le majeur
soumis à une curatelle spéciale peut effectuer seul les
actes que la curatelle normale met
à sa disposition, c'est à dire les actes " conservatoires
" (renouvellement de bail par exemple) et les actes d'administration
qui concernent la gestion du patrimoine à l'exception de toute
cession. La perception des revenus de son patrimoine lui est interdite.
Les actes qui nécessiteront la
présence d'un curateur sont essentiellement les actes de
disposition (qui engagent tout ou partie du patrimoine de l'adulte),
tandis que les actes d'administration pure pourront être
effectués par le majeur seul, selon ses capacités et le
type de curatelle retenu (normal, allégé, ou
aggravé).
La mise
sous curatelle intervient :
-
en
prolongation d'une mesure de sauvegarde de justice ;
- d'emblée, à la suite d'une
demande auprès du Juge des tutelles ;
-
à
la suite d'une requête envoyée au Procureur de la
République ou au Juge
des Tutelles (Tribunal d'Instance) par l'intéressé
lui-même, son
conjoint, ses descendants, ses frères ou sœurs, sa famille
éloignée,
des amis, des assistantes sociales, le médecin traitant.
Le curateur
n'exerce qu'une fonction d'assistance :
Qui peut faire
l'objet d'une mise sous curatelle ?
Tout adulte présentant une
altération de ses facultés personnelles le mettant dans
l'incapacité de pourvoir seul à ses
intérêts. Cette altération peut être de
nature mentale (maladie, infirmité) ou corporelle
(affaiblissement dû à l'âge) l'empêchant
d'exprimer sa volonté. Il faut, en plus, que le majeur ait
besoin d'être conseillé ou contrôlé dans ses
actes de la vie quotidienne pour qu'une curatelle soit
décidée.
Qui est autorisé à demander
une curatelle ?
La demande
d'une curatelle peut être
effectuée par :
-
le
majeur lui-même, constatant qu'il est dans l'incapacité de
gérer seul
l'ensemble des actes de sa vie quotidienne et/ou administrative
;
- le conjoint
;
-
les
ascendants ou descendants
;
- les frères et sœurs
;
-
le
Procureur de la République
;
- son médecin traitant
;
- le directeur de l'établissement ;
- un ami ...
Le coût :
La procédure judiciaire de mise en
place d'une curatelle est gratuite. Toutefois, le certificat du
médecin nécessaire à l'ouverture de cette mesure
de protection est à la charge du majeur à
protéger. Quand le curateur est désigné au sein de
la famille, les fonctions sont gratuites, sauf accord du conseil de
famille.
La procédure
:
Saisir le Juge des tutelles au Tribunal
d'Instance dont dépend le domicile de la personne à
protéger. La requête doit être écrite,
adressée au secrétariat-greffe du tribunal, et fournir le
maximum d'information sur l'état de santé de la personne.
Elle doit être accompagnée d'un certificat médical.
Le juge dispose d'un délai d'un an pour rendre sa
décision.
Une fois l'instruction du dossier
terminée, le juge le transmet pour avis au Procureur de la
République, au moins un mois avant la date fixée pour
l'audience. La personne à protéger, celle qui a fait la
demande, et leurs éventuels avocats sont prévenus de la
date de l'audience, qui n'est pas publique. Le jugement est rendu en
fonction des éléments du dossier.
Le juge nomme également le curateur.
Il s'agit le plus souvent d'un membre de la famille ou du conjoint,
parfois d'une personne morale (associations familiales notamment).
Les recours en cas de
refus de la curatelle :
La durée
:
En l'absence d'amélioration de
l'état de l'adulte placé sous curatelle, cette mesure
est maintenue. Cependant, si l'état de l'adulte
s'améliore, une demande de " mainlevée " de la curatelle
peut être effectuée au Juge des Tutelles.
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La tutelle
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Une
personne majeure peut être mise sous tutelle lorsqu'elle est
reconnue complètement incapable d'accomplir les actes de la vie
civile. Toutes les décisions, concernant l'administration et la
conservation de son patrimoine, sont prises par une autorité de
tutelle, choisie par décision de justice.
Les types de
tutelles :
-
La
tutelle complète : Elle comporte un conseil de famille de
4 à 6
personnes, choisies par le juge parmi les parents ou les proches. Ce
conseil doit nommer le tuteur et le subrogé tuteur. Le tuteur
peut être
le conjoint, un parent, un ami, une association. Il administre les
biens de la personne protégée en " bon père de
famille ", et la
représente dans les actes de la vie civile (avec l'aide du
conseil de
famille). Le tuteur doit chaque année, adresser un compte-rendu
de sa
gestion au Juge des Tutelles.
- La
tutelle simplifiée : L'administration légale sous
contrôle judiciaire
(sans conseil de famille ni subrogé tuteur). L'administrateur a
le même
rôle et les mêmes pouvoirs que le tuteur et devra
obligatoirement avoir
l'accord du Juge des Tutelles pour les actes de disposition.
-
La
tutelle en gérance : Formule choisie lorsque la personne
dispose d'un
patrimoine minime et qu'elle est sans famille. Le juge désigne
comme
gérant de tutelle : un préposé choisi par
l'établissement dans lequel
le protégé est accueilli (maison de retraite,
hôpital) ou un
administrateur spécial (hors établissement). Son
rôle consiste à
percevoir les revenus du protégé, qu'il utilisera pour
l'entretien de
la personne (paiement du loyer, des assurances) et doit rendre compte
chaque année de sa gestion au juge.
- La
tutelle d'Etat : Elle est décidée par le juge
lorsque la personne à
protéger possède un patrimoine important et qu'il n'y a
ni parents, ni
alliés susceptibles d'assurer cette fonction. Cette mesure est
signifiée au Commissaire de la République qui la
délègue au directeur
de la DDASS, ou à une personne figurant sur une liste
établie par le
Procureur de la République ou encore à une association de
tutelle.
Le tuteur
est seul habilité à gérer le patrimoine du majeur
(sous contrôle du Juge des Tutelles) ; c'est un système de
représentation :
Qui peut être tuteur ?
-
un membre
de la famille (tutelle en forme d'administration légale ou
tutelle familiale) ;
- un
conseil de famille de quatre à six membres qui fixe les
conditions
d'entretien du majeur protégé et qui désigne un
tuteur et un subrogé
tuteur (lequel surveille la gestion du tuteur et peut le
suppléer
éventuellement) ;
-
un
tuteur extérieur (en l'absence de famille), nommé par le
juge et choisi
sur une liste disponible auprès du Procureur de la
République.
Le coût :
La procédure judiciaire de mise en
place d'une tutelle est gratuite.
Toutefois, le certificat du médecin
nécessaire à l'ouverture de cette mesure de protection
est à la charge du majeur à protéger. Le
coût du certificat est à la charge de l'Etat quand la
tutelle est ouverte d'office par le juge.
Quand le tuteur est désigné au
sein de la famille, les fonctions sont gratuites, sauf accord du
conseil de famille. Quand il s'agit d'une tutelle d'Etat, les fonctions
sont rémunérées par un prélèvement
sur les ressources de la personne à protéger. Une
procédure de mise sous tutelle ou sous curatelle dure en moyenne
6 mois.
La durée
:
La tutelle n'est pas limitée dans le
temps.
La tutelle cesse avec les causes qui l'ont
déterminée. Les formalités de mainlevée
sont les mêmes que pour l'ouverture de la mesure : saisine du
Juge des Tutelles par lettre et certificat médical.
La procédure
:
La demande est à formuler au greffe
du tribunal d'instance dont dépend le domicile du majeur.
La procédure de tutelle s'ouvre par
une lettre au Procureur de la République, par :
À noter : Les autres parents, les collatéraux,
les amis, le médecin traitant, voire le directeur de
l'établissement où réside la personne
âgée peuvent donner leur avis au Juge des Tutelles lequel
ne peut agir que " si l'altération des facultés mentales
ou corporelles du malade a été constatée par un
médecin spécialiste choisi sur une liste établie
par le Procureur de la République ".
Si son état le permet, la personne
âgée peut être entendue par le juge. L'avis du
médecin traitant est nécessaire et le Procureur de la
République est informé. Le jugement est rendu
après enquête sociale et expertise médicale. Le
juge peut ordonner que le médecin traitant soit partie
intégrante du conseil de famille.
Les recours :
La partie de la famille qui
récuserait le bien fondé d'une tutelle ou d'une
curatelle, peut former un recours devant le Tribunal de Grande
Instance. Le recours doit être exercé dans les quinze
jours de la notification du jugement par l'intéressé
lui-même, ses parents ou alliés, par lettre
recommandée avec accusé de réception.
Les conséquences d'une tutelle :
La personne âgée est
considérée comme un mineur dont les actes sont nuls en
droit et dont les biens doivent être gérés par un
tiers, le tuteur. Les actes conclus par la personne mise sous tutelle
sont et demeurent nuls en droit, sauf décision contraire du
juge.
Les personnes âgées sous
tutelle perdent également leurs droits civiques : elles ne
peuvent ni voter ni établir un testament. Une personne
âgée sous tutelle est dite " empêchée ".
À noter : En ouvrant la tutelle ou même dans un
jugement ultérieur, le juge peut (sur avis du médecin
traitant) énumérer certains actes que la personne en
tutelle aura la capacité de faire elle-même, soit seule,
soit avec l'assistance du tuteur ou de la personne qui en tient lieu.
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Le conseil
de famille :
assemblée composée de quatre à six personnes
choisies par le juge des
tutelles parmi les parents ou, à défaut, les amis de la
famille du
majeur incapable de gérer ses propres affaires. Ce conseil est
un
organe de décision pour la prise en charge des majeurs
privés de leur
pouvoir de décision. Les membres du conseil de famille sont
nommés pour
la durée de la tutelle.
C'est
le conseil qui désigne le tuteur, généralement le
conjoint s'il est
vivant, et un désigné tuteur (une autre personne choisie
par le conseil
de famille pour assister le tuteur, le surveiller, voire le remplacer
dans certains cas). Le juge peut toutefois passer outre le choix du
conseil de famille et nommer tuteur une autre personne que celle qui a
été choisie. Il peut aussi décider de choisir un
tuteur à l'extérieur
de la famille. Un tuteur extérieur (en l'absence de famille)
peut être
nommé par le juge et choisi sur une liste disponible
auprès du
Procureur de la République.
L'État
peut devenir tuteur quand aucune personne physique, proche ou
lointaine, n'accepte d'être le tuteur. Un organisme public ou
privé,
une personne physique peuvent se voir confier la charge de la tutelle,
sous le contrôle de l'État. La tutelle de l'État,
la curatelle d'État
et la tutelle en gérance appartiennent à cette
catégorie.
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À noter : En
principe, aucune tutelle ne peut être confiée à un
établissement de soins et encore moins à une personne qui
y occupe un emploi rémunéré. Mais vis-à-vis
de certaines personnes démunies de toute parenté et
à faible revenu, le juge peut constituer une tutelle
simplifiée qui porte le nom "d'administration légale ".
Celle-ci ne comprend ni conseil de famille, ni subrogé tuteur,
et la personne ou le parent qui gère les revenus et les biens de
la personne âgée agit en qualité "d'administrateur
légal ".
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La tutelle aux prestations sociales
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La tutelle
aux prestations sociales est une mesure judiciaire par laquelle le juge
des tutelles décide du versement à un tuteur
agréé des prestations familiales ou sociales lorsque
celles-ci ne sont pas utilisées dans l’intérêt de
leurs bénéficiaires ou lorsque la personne, en raison de
son état mental ou d’une déficience physique vit dans des
conditions d’alimentation, de logement et d’hygiène
manifestement défectueuses.
Le majeur doit
répondre à deux critères :
Les
ressources
concernées :
-
l’Allocation
Personnalisée d’Autonomie (APA)
;
- l’Allocation supplémentaire du Fonds
National de Solidarité (FNS)
;
-
les
avantages vieillesse servis tant aux salariés qu’aux
non-salariés, au
titre d’un régime légal ou réglementaire d’un
régime de Sécurité
Sociale et attribués sous conditions de ressources
;
- l’Allocation Adulte Handicapée (AAH),
la Prestation de Compensation du Handicap (PCH) et l’Allocation
compensatrice ;
-
le Revenu
Minimum d’Insertion (RMI)
;
- les prestations familiales.
Ne sont pas
concernées :
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