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Convaincre pour exister
Prochainement, le CLIC des Vals du
Dauphiné, domicilié à la
Tour du Pin verra le jour.
Avant cela, il a fallu convaincre, non
pas que nous ayons
rencontré une véritable hostilité, mais
plutôt diverses perplexités ou craintes
plus ou moins fondées.
D'abord le scepticisme de ceux qui ont
connu la volonté
gouvernementale de 1982, tendant à créer sur l'ensemble
du territoire national
des coordinations gérontologiques, bientôt
transférées aux Conseils généraux,
pour finir abandonnées de tous. Celles qui subsistent en
Isère se comptent sur
les doigts de la main.
Ensuite, vinrent des critiques fort
admissibles : pourquoi
ne pas consacrer les "crédits des CLIC" au financement de lits
de
cure médicale ou de places de soins à domicile ?
Enfin, s'affirma l'hostilité de
quelques acteurs locaux
(services ou élus), croyant voir dans les CLIC une remise en
cause de leur
travail. Au moins, pour cette dernière crainte, la
réponse fut facile : dans
les territoires où fonctionnent les CLIC chacun s'en
félicite, les acteurs
locaux étant reconnus et confortés dans leur
fonctionnement.
Les premiers obstacles franchis
arrêtons-nous sur une
satisfaction, le cadre géographique retenu : les Vals du
Dauphiné.
Le cadre géographique
Il s'agit d'une entité que nous
connaissons dans d'autres
circonstances (notamment le Contrat Global de Développement) et
regroupant cinq
communautés de communes et deux communes isolées.
L'évolution est
appréciable depuis la première réflexion sur
les CLIC, l'intercommunalité étant enfin pris en compte.
C'est une bonne chose
car les études à mener, comme les réponses aux
besoins, n'auront de sens qu'à
l'échelle d'un bassin de vie, puis de l'ensemble des Vals du
Dauphiné.
Mais un rappel s'impose
immédiatement : les municipalités
gardent intact leur compétence en matière d'action
sociale, en aucun cas
l'intercommunalité n'est appelée à supplanter la
commune en matière
gérontologique ; il est des évidences qu'il faut
cependant confirmer.
Le cadre étant posé, je
tiens à exprimer à nouveau mes plus
sincères remerciements au CCAS de La Tour du Pin, lequel a
accepté de porter le
dossier avec une disponibilité totale. Merci également
à l'UDIAGE, notre
partenaire habituel.
Il restera à s'accorder sur la
mise en place de la structure
la plus adaptée pour faire vivre le CLIC.
Nos objectifs dans tous cela
- Rapidement s'organiser pour recruter notre personne
ressource.
- Lui permettre de faire l'état des lieux.
- Créer des liens entre tous les acteurs du territoire
intervenant en matière gérontologique.
- Faire vivre ce lieu ressource au service des personnes
âgées et de leurs familles avec quelques pistes
prioritaires : l'information,
la formation, l'émergence de projets. Le tout en ne
négligeant pas les
permanences géographiques décentralisées.
“Pour terminer j'émets un vœu”
Que des collègues élus
soient volontaires pour s'investir
dans la gestion de ce futur outil.
Les trois conseillers
généraux ont été moteurs pour
favoriser le lancement du CLIC, ils continueront à apporter leur
soutien, mais
ils comptent sur leurs collègues engagés dans l'action
sociale pour être en
première ligne.
Daniel
VITTE
Conseiller génèral du Canton
de Virieu sur Bourbre
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