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L’avancée
en âge s’accompagne parfois d’altérations des
facultés cognitives, de diminutions des capacités de
communication, de pertes
de mémoire,…tous symptômes aujourd’hui connus du public et
généralement associés à la maladie
d’Alzheimer. Ces pertes s’opèrent lentement,
progressivement et pour la maladie d’Alzheimer inexorablement.
En France 850 000
cas de cette maladie sont
recensés, et plus de 225 000 nouveaux chaque année. On
estime qu'environ 1,3
millions de personnes seraient atteintes en 2020, et environ 2,1
millions à
l’horizon 2040. A ce jour, 9 000 cas sont recensés en
Isère.
En
réponse à cet enjeu majeur de santé publique,
l’Etat
s’est engagé depuis 2002 dans deux Plans d’actions
spécifiques en
direction des personnes souffrant de maladie d’Alzheimer ou de
pathologies
apparentées. Le but est de pallier les lacunes constatées
au niveau du
diagnostic, de la prise en charge médico-socio-psychologique, de
la recherche et
la réflexion éthique.
Depuis
2004, la maladie d’Alzheimer est enfin reconnue comme
maladie à part entière et introduite dans
la liste des Affections de Longue Durée (ALD).
Le département de
l’Isère inscrit les « démences de type
Alzheimer et apparentées »
parmi ses priorités. Elles font l’objet d’un groupe de travail
spécifique dans
le cadre du schéma gérontologique en faveur des personnes
âgées. Trois axes
d’étude ont été proposés : le
diagnostic et la prise en charge des démences
de type Alzheimer et apparentées, la prévention et la
prise en charge des
situations de crise, la prise en compte des
besoins spécifiques des patients et des familles. De ce travail
résulte un ensemble de propositions d’actions.
Au
niveau des initiatives locales, même si de nombreux
projets restent à développer, le champ d’aide se
structure. Les professionnels
issus des champs médicaux et sociaux, les personnes
bénévoles recherchent la
pratique d’un travail en réseau afin de globaliser et
d’harmoniser les prises
en charge des patients et des familles.
Car,
bouleversante pour le malade, cette maladie affecte
également l’ensemble de la famille, plongeant ces personnes dans
la détresse
morale, l'épuisement, la solitude, voire l’exclusion.
Le
soutien aux aidants devient ainsi primordial, car l’aidant
est le pilier essentiel dans la relation d’aide, et soutenir l’aidant
c’est aider
directement la personne atteinte de maladie.
Cette
maladie pose un réel défi auquel la société
se doit de
répondre. Elle doit le faire en facilitant les initiatives
professionnelles, la
contribution essentielle des bénévoles et
en encadrant ces dispositions d’une réflexion éthique
sollicitant
l’ensemble des acteurs centrés sur la personne humaine que
reste, jusqu’au bout,
le malade.
Michèle
HERMAND
Directrice de
l'UDIAGE
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