REVUE DE L'UDIAGE
ET DU CODERPA
DE L'ISERE

IGD N°40 : De la plainte à l'écoute
~ IGD N°55 ~
Le dossier :
" La participation du résident à la vie
de l'établissement "





Espace CODERPA
  Intervention de Monsieur Roger CAMPION, Vice-Président du CODERPA, le 22 juin 2006, sur le Schéma Départemental Gérontologique devant l'Assemblée plénière du Conseil général

Les échos de l'Isère
  L'association DIGI, jeune et vieux ensemble... et toutes les semaines de l'année deviennent bleues !!!
  Poètes d'un jour, de 7 à 100 ans... ils prouvent " qu'il n'y a pas d'âge... pour se faire un monde "

Association
  Les résidents parlent d'eux, on les écoute, on s'enrichit de leur parole
    
La parole est aux résidents
  Cécile DESON, 81 ans, une résidente qui fait " bouger les choses "


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  Les besoins spirituels des personnes âgées en institution 
  Agenda


L E    D O S S I E R

- La participation du résident à la vie de l'établissement -

Page A

     La citoyenneté du résident
     Jean-Yves FORCET

Pages B-C

     Le Conseil de la vie sociale est-il l'outil idéal pour la reconnaissance de la citoyenneté des résidents dans les EHPAD ?  
    Marie-Pierre ROSANVALLON

Page D

     Le Conseil de la Vie Social : l'exemple de la résidence " le Moulin "
    
Dominique GERBI

Page E

  Consultation de l'articleLa participation des résidents en établissement : elle est quotidienne, continue, il faut juste savoir la percevoir
     Ravia JOURDE

Page F

    Plaisir de manger et dignité : la commission Menu
    Jean CECCONELLO

Page G

    Quand les résidents sont organisateurs de l'animation
    Véronique TORTOSA

Page H

    Personnes âgées dépendantes : quand la participation n'est plus possible, comment prendre en compte leur avis ?
    Dr Elisabeth DELL'ACCIO





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La participation des résidants à la vie des établissements est une préoccupation déjà ancienne née du questionnement sur les Droits et Libertés des personnes âgées. Mais, malgré les évolutions de ces dernières décennies, les enjeux restent les mêmes :
- Faire en sorte que chaque résidant puisse rester autonome, vivre selon ses choix, participer encore à la vie sociale… témoigner pour les autres générations  de l’importance de son existence, de son rôle au sein de la société, même dans les situations de dépendance,
- Penser les orientations et le fonctionnement de l’institution en réponse à leurs attentes et à leurs besoins.

Les différentes instances mises en place, Conseils de la Vie Sociale, commissions menus, animation… malgré leur intérêt, rencontrent souvent des difficultés liées à l’âge et aux problèmes d’expression des résidants. Mais d’autres écueils tiennent au système même de la Représentation: quelques personnes, généralement les plus indépendantes, autonomes et engagées, peuvent-elles parler au nom de la majorité des autres ? Il semble que oui lorsque les réunions sont précédées de débats et de consultations qui associent le plus grand nombre.
Ces formes de représentation sont donc essentielles, même si elles apparaissent insuffisantes pour que les résidants soient les vrais décideurs de leur vie, notamment lorsqu’ils souffrent de troubles psychiques.

Et lorsqu’il existe des associations de résidants, soutenues par des professionnels réellement soucieux de l’autonomie des personnes, la  parole semble facilitée, ce dont témoigne une adhérente de l'association " Liberté du Résident en Institution ". Mais elles sont encore peu nombreuses, et les faire vivre demande une mobilisation et des convictions fortes de la part de leur responsable.

Les freins à la participation dont témoignent les professionnels dans ce numéro des IGD sont nombreux. Mais le principal n’est-il pas dans le regard porté sur les personnes âgées et dans la représentation que les établissements se font de leur mission première ? Bien sûr les soins et l’accompagnement quotidiens mobilisent l’essentiel du temps et de l’énergie des professionnels qui oeuvrent dans des conditions difficiles… Mais en tenant compte de cette réalité, l’essentiel ne serait-il pas  de travailler à long terme sur un changement des mentalités ? Tant qu’il sera dit et pensé que tous les résidants sont aujourd’hui dépendants, dans l’incapacité de s’exprimer, chiffres et courbes à l’appui, tant que « la gestion de la dépendance » sera la priorité, sera-t-il possible de rester centré sur les souhaits des résidants dans une véritable démarche d’accompagnement de la vieillesse et de la fin de la vie ?

D’autres démarches s’avèrent nécessaires, complémentaires. Les établissements sont aujourd’hui contraints d’élaborer un Projet de Vie en s’appuyant sur l’expression de chacun. Ce recueil peut prendre des formes variées : entretiens, observations, attention quotidienne... Il suppose une véritable écoute des mots et des corps, des comportements, une formation pour entendre les priorités de chacun.

Les moyens humains sont aujourd’hui insuffisants pour que la participation ne reste pas un vœu pieux. Mais la conviction qu’il s’agit là d’une réelle priorité existe-t-elle réellement ?

 

Annier MOLLIER
Ingénieur d'études au CPDG




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